La hausse des prix des denrées alimentaires n’est pas le résultat des forces naturelles du marché, mais elle résulte d’une spéculation intense qui a profité aux grandes entreprises agroalimentaires, montre une étude commandée par le groupe politique La Gauche au Parlement européen et publiée le 19 décembre. L’étude met en lumière le rôle de ces entreprises, comme Nestlé (qui a versé un total de 20,1 milliards d’euros à ses actionnaires en 2022) et Danone, dans l’exploitation des conditions du marché au détriment des consommateurs. Cette bulle spéculative et la volatilité des prix offrent à certaines entreprises la possibilité de générer davantage de rentes en justifiant l’augmentation des prix de vente par une hausse des coûts, ce qui conduit au phénomène d’« inflation des vendeurs » avec pour conséquence la réduction du pouvoir d’achat des consommateurs, détaille le rapport. Dans le cadre de leur accord sur les révisions de la directive (Mifid) et du règlement (Mifir) relatifs aux marchés d’instruments financiers, les colégislateurs ont convenu fin juin de renforcer l’encadrement des pratiques spéculatives sur les denrées agricoles.
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