Dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, à l’est du Québec, une mortalité inhabituelle est observée chez les phoques communs qui serait, d’après les premières analyses, « associée à des infections par le virus de l’influenza aviaire H5N1, hautement pathogène », selon la Coopérative canadienne de santé de la faune sauvage. « Un total de 93 carcasses ont été retrouvées, dont 73 uniquement au mois de juin », rapporte le journal Le Devoir. Une surmortalité qui représente, selon le Dr Stéphane Lair, de l’université de Montréal, « une augmentation d’environ huit fois la moyenne annuelle des dernières années ». « Pour l’instant, les cas positifs chez les phoques communs proviennent tous du Bas-Saint-Laurent, une région où de nombreux cas de grippe aviaire ont été recensés chez des oiseaux sauvages », note Le Devoir. Outre plus de 5 000 cas chez les oiseaux sauvages, « le Canada compte, depuis l’éclosion de la maladie au printemps, 108 fermes infectées, dont 11 au Québec », rapporte l’Agence Science presse.
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Dans un rapport paru le 13 juillet, l’Anses (agence française de sécurité sanitaire) appelle à « la plus grande vigilance » face au « risque zoonotique potentiel » (transmission à l’Homme), notant un « nombre élevé d’évènements de franchissement de la barrière d’espèce des oiseaux aux mammifères […] au niveau international ». Parmi les espèces infectées : des renards roux, des loutres d’Europe, des putois d’Europe, des lynx boréals ou encore des furets. Par ailleurs, l’Anses rappelle que « 21 cas d’infections chez l’être humain […] étaient rapportés au 13 janvier 2022 » (Chine, Russie, Niger et Royaume-Uni).