Bruxelles a validé le régime d’aide proposé par la France en faveur des entreprises de l’aval touchées par l’influenza aviaire en 2016 ; le paiement du solde des indemnisations va commencer mi-juillet pour ces entreprises. Pour les éleveurs, il commencera mi-juin. S’agissant de l’épidémie de 2017, le ministère de l’Agriculture annonce que 351 exploitations ont touché une avance de 75 % pour un montant de 11,40 M€. Le Modef et la Coordination rurale ont manifesté à Auch pour accélérer l’aide de l’État.
Dans un communiqué du 9 juin, le ministre de l’Agriculture a précisé la mise en œuvre des indemnisations pour accompagner la filière face aux épizooties d’influenza aviaire H5N1 de 2016 et H5N8 de 2017. Il a indiqué que Bruxelles avait « validé le 9 juin le régime d’aide d’État notifié le 9 décembre 2016 par les autorités françaises au titre de l’indemnisation des entreprises de l’aval » concernées par H5N1 en 2016. Un peu plus de 2 500 entreprises ont déposé des dossiers pour solder les avances versées en 2016 à hauteur de 70 % du montant d’indemnisation estimé. « Le paiement du solde ne pourra commencer que lorsque tous les dossiers auront été instruits », précise le communiqué, soit « à partir de la mi-juillet ». Pour les éleveurs touchés par H5N1, « le paiement des indemnisations va commencer dès la mi-juin ».
S’agissant de H5N8 de 2017, « déjà 351 exploitations ont touché une avance de 75 % pour un montant total de 11,40 M€. Pour les élevages concernés par les abattages préventifs, la totalité de l’indemnisation a déjà été versée ou est en cours pour près de 90 % des exploitations concernées et un montant de plus de 12,50 M€ », souligne le ministère. S’agissant du dispositif d’avance sur les pertes économiques, « le paiement à hauteur de 50 % va commencer dès la mi-juin et se poursuivra dans les prochaines semaines ».
« 194 jours sans revenus »
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C’est à ce sujet qu’une cinquantaine d’éleveurs de canards en colère ont bloqué le 14 juin les accès à Auch. Les manifestants répondaient à l’appel de la Coordination rurale du Gers et du collectif indépendant Les Canards en colère. « Aujourd’hui, il y a urgence », a expliqué Lionel Candelon, porte-parole des Canards en colère. « Les éleveurs n’ont plus de revenus depuis six mois. On a un tsunami social et économique qui donne lieu à une grande peur qu’un agriculteur se suicide », ajoute-t-il. « 194 jours sans revenus », était-il écrit sur une des banderoles tendues par les manifestants aux alentours d’Auch.
Un foyer de grippe aviaire faiblement pathogène détecté en Tarn-et-Garonne
Un foyer de grippe aviaire faiblement pathogène H5N3 a été détecté dans un élevage du Tarn-et-Garonne, le 12 juin. L’ensemble des canards seront abattus. La Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) a précisé qu’il n’y avait « rien d’inquiétant » et n’a pas précisé le lieu de l’exploitation ni le nombre de volatiles concernés. « Cela n’a rien à voir avec le virus H5N8 » à l’origine de l’abattage massif de canards dans le Sud-Ouest suivi d’un vide sanitaire récent, selon un responsable de la DDCSPP. L’abattage a pour objectif de ne pas laisser évoluer cette souche car elle pourrait muter et se transformer en une souche hautement pathogène. Il n’y aura pas de restriction de mouvement.