Les cas d’influenza aviaire hautement pathogène se multiplient ces derniers jours en Vendée et en Loire-Atlantique, laissant craindre un embrasement de l’épizootie dans cet important bassin de production de volailles. Le dernier bilan officiel au 1er mars faisait état de vingt-sept foyers confirmés dans des élevages en Vendée, quatre en Loire-Atlantique, un dans les Deux-Sèvres et un en Maine-et-Loire. S’y ajoutent des cas en basse-cour et en faune sauvage. En tout, la zone touchée dessinerait un croissant de « 80 à 100 km de long », allant « de Challans à Cholet, riche en élevages, en couvoirs et en abattoirs », relèvent nos confrères de Réussir Volailles. Quelque 2 000 bâtiments avicoles seraient présents dans ce secteur à cheval sur les quatre départements précités.
« Aux dires de professionnels, l’espèce la plus touchée serait le canard (chair et à foie gras) », poursuit le média spécialisé. Sur le terrain, les éleveurs se disent « étonnés par la simultanéité des suspicions », tout en observant que « la région a été affectée par de forts coups de vents les jours précédents ». Quant au cabinet vétérinaire vendéen Labovet, il évoque sur sa page Facebook une « situation très évolutive », ainsi qu’une « forte pression virale dans la faune sauvage et l’environnement ».
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Interrogée par Agra Presse le 2 mars, Ségolène Guerrucci, la directrice du SNA (accouveurs), fait part de sa « très grande inquiétude » : la zone touchée comprend « des couvoirs très importants, des sites de sélection lignée pure, des troupeaux élites ». Et de rappeler que, depuis plusieurs années, le SNA appelle à « préserver l’environnement des sites » en limitant le nombre d’élevages. Une demande restée lettre morte.