Constatant que l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) « s’intensifie », l’Organisation mondiale de la sanité animale (OIE) appelle à une « surveillance accrue », d’après un communiqué du 19 novembre. « Durant la période à haut risque pour l’influenza aviaire, d’octobre à avril, les États doivent accroître leurs efforts de surveillance, mettre en place des mesures de biosécurité strictes et assurer un signalement des foyers dans les temps », martèle l’OIE. D’après elle, « environ 16 000 cas d’IAHP en faune sauvage et domestique ont déjà été reportés en octobre ». L’OIE rappelle les mesures recommandées : « isoler les oiseaux malades et sains », « désinfecter les bâtiments d’élevage » et « éviter les contacts « directs et indirects entre oiseaux domestiques et sauvages ». Sans oublier la « planification des mises en place » de volailles, ainsi que l’application de « programmes de surveillance des animaux sauvages ». Depuis le 1er mai, la maladie a été signalée dans quarante et un pays, en Afrique, Asie et Europe, précise l’OIE. Alors que des cas ont été confirmés dans quatre pays limitrophes (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Italie), la France est passée en risque « élevé » début novembre.
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« Il est crucial que les États notifient les foyers à l’OIE dans les temps », insiste l’institution, précisant que des « obligations de signalement mises à jour entreront en effet à partir du 1er janvier 2022 ». Par ailleurs, les pays devront aussi « reporter les infections aux virus d’influenza aviaire faiblement pathogènes identifiés chez les oiseaux sauvages et domestiques et qui présentent une transmission naturelle à l’homme associée à des impacts sanitaires sévères ». Car l’influenza aviaire peut se transmettre aux humains « en de rares occasions ».