Alors que les cas se multipliaient ces derniers jours en Vendée et en Loire-Atlantique, le ministère de l’Agriculture a annoncé, dans un communiqué le 6 mars, un renforcement des mesures avec la suspension des expéditions de poussins et d’œufs à couver produits dans tous les couvoirs de la zone réglementée, le dépeuplement des élevages de volailles autour des sites stratégiques (couvoirs, élevages de reproducteurs) dans un périmètre de cinq kilomètres, et un élargissement de la zone de surveillance avec interdiction de mouvements et remises en place de volailles, sauf dérogation. Les équipes d’élimination des animaux ont été renforcées avec « cinq équipes déjà mobilisées et une équipe supplémentaire sur le terrain dès la semaine prochaine » (du 14 mars). Autant de mesures qui interviennent en complément des « mesures de police sanitaire classiquement mises en place », rappelle la Rue de Varenne.
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Au 4 mars, 74 foyers en élevages étaient confirmés dans la région Pays de la Loire, essentiellement en Vendée, « avec un nombre important de nouvelles suspicions en cours d’investigation », selon un communiqué. L’accélération de l’épizootie s’est observée « ces tout derniers jours », avec 58 foyers confirmés en Vendée au 4 mars, contre 9 le 24 février, et 11 foyers en élevage depuis le 28 février en Loire-Atlantique. Les foyers recensés à ce jour se situent très majoritairement dans une zone « à la fois sensible et stratégique car hébergeant de nombreux élevages d’animaux reproducteurs et de nombreux couvoirs de toutes les filières avicoles », souligne le ministère. « Près de 500 000 animaux ont déjà été abattus dans cette zone », indiquent les autorités.