Aux États-Unis, les services vétérinaires de Californie suggèrent que la vaccination des vaches soit autorisée à l’échelle fédérale.
La directrice des services vétérinaires de Californie Annette Jones a suggéré « que le gouvernement fédéral des États-Unis autorise la vaccination des vaches laitières contre l’influenza aviaire » lors d’une audition du comité de l’élevage à la Chambre des représentants le 15 juillet, rapporte le journal agricole américain The Hagstrom Report. Elle a considéré que la vaccination des vaches était prioritaire à celle des volailles, soulignant que sur dix-sept États où des vaches sont contaminées, douze avaient connu des contaminations de volailles par le bétail. Elle a aussi rappelé que l’actuelle crise de l’influenza avait déjà coûté 2 milliards de dollars à l’USDA. Lors de cette audition sur les travaux du réseau national de laboratoires en santé animale (Nahln), le représentant républicain du Kansas Tracey Mann a vanté la hausse des crédits pour le Nahln de 10 millions de dollars par an, et le représentant démocrate de Californie Jim Costa a déploré « le licenciement d’un quart des employés du bureau central de coordination du laboratoire » par l’administration Trump.
Baisse des volumes de lait
Cette demande de vaccination intervient alors qu’on mesure désormais mieux les conséquences financières de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) aux États-Unis. Selon les résultats d’une étude de l’université américaine Cornell parue dans Nature le 15 juillet (« L’impact de l’infection hautement pathogène du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène sur les vaches laitières »), les vaches infectées par l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) aux États-Unis connaissent une forte baisse de leur production : environ 900 kg en moins par animal sur une période de 60 jours après l’épidémie, À la suite de la détection de la grippe, une baisse rapide de la production laitière à 11,6 kg par jour est observée (contre 35,5 et 36,3 kg/jour avant) suivie d’une remontée au cours des quatorze jours suivant le diagnostic, variant entre 20,8 et 24,0 kg/jour. Mais la production est « restée significativement inférieure chez les animaux cliniquement atteints par rapport à leurs rendements laitiers avant l’épidémie ».
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Autre impact : « Les vaches atteintes cliniquement présentaient un risque de mortalité multiplié par 6 et un risque de retrait prématuré du troupeau multiplié par 3,6 par rapport aux vaches non cliniques. » Les chercheurs ont estimé que l’impact financier total sur le troupeau était sévère, atteignant 950 $ par vache cliniquement affectée en incluant les pertes économiques liées à la baisse de production laitière, à la mortalité et au retrait précoce du troupeau.