Après avoir occupé, dans la matinée du 8 juin, les locaux de la DDPP (préfecture) des Pyrénées-Atlantiques, afin de « dénoncer la responsabilité de l‘État » dans l’épizootie d’influenza aviaire, une trentaine de militants de la Confédération paysanne, du Modef et de l’ELB (Conf’ du Pays basque) ont été évacués par les forces de l’ordre. L’action a duré de 10 h 30 à 12 h 30. « Le préfet n’a pas honoré son engagement de nous recevoir », déplorent les syndicats dans un message envoyé à la presse, dénonçant « un mépris de plus » pour les éleveurs. De son côté, le préfet des Pyrénées-Atlantiques indique, dans un communiqué, avoir « accepté, dans un souci d’apaisement, de recevoir une délégation en fin d’après-midi (19h), en contrepartie d’une évacuation volontaire et immédiate ». Une proposition qui a été « refusée », selon lui. Alors que le Sud-Ouest connaît une résurgence estivale inhabituelle d’influenza (85 cas au 12 juin), les trois organisations minoritaires demandent « un véritable changement de politique sanitaire ». La Conf’, le Modef et l’ELB dénoncent « la gestion de la crise par l’État », qui « a débouché sur l’abattage de plus d’un million de volailles, souvent saines », ainsi que des « répercussions économiques graves » pour les élevages indemnes, en raison des interdictions de mouvements de volailles.
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