En raison de la « lutte contre la propagation du virus influenza aviaire », l’obligation d’élevage en plein air est suspendue pour une trentaine d’indications géographiques protégées (IGP) de volailles, d’après une série d’arrêtés parus au Journal officiel les 18 et 20 juin. Sont concernées de nombreuses volailles de chair – pour lesquelles l’IGP est historiquement liée à un Label rouge –, ainsi que la production d’œufs de Loué. Cette modification temporaire des cahiers des charges s’applique « à compter du 1er juin 2023, et tant qu'une mise à l'abri des volailles est imposée (…), et au plus tard jusqu'au 15 octobre 2023 ». Les passages des cahiers des charges décrivant les conditions d’élevage en plein air sont également suspendus (surface des parcours, densités maximales, âge maximal d’accès au plein air). Quant aux palmipèdes gavés Label rouge et aux canards à foie gras du Sud-Ouest IGP, ils peuvent aussi déroger à l’obligation d’élevage en plein air, du 1er juin jusqu’au 31 décembre. Par ailleurs, l’interdiction d’élever « simultanément sur le même site d'élevage (hors salle de gavage) » des canards avec et sans Label rouge est suspendue sur la même période.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lire aussi Influenza : feu vert pour indemniser l’épisode printanier dans le Sud-Ouest
Actuellement, alors que la France est en niveau de risque « modéré » pour l’influenza aviaire, la grande majorité des aviculteurs peuvent sortir leurs volailles. La mise à l’abri reste obligatoire dans trois cas seulement : dans les zones réglementées autour des foyers, dans les « zones à risque particulier » (ZRP, zones humides), et dans les « zones à risque de diffusion » (ZRD, bassins denses de l’Ouest et du Sud-Ouest) pour les palmipèdes de moins de 42 jours. Historiquement présente en hiver, la maladie est en cours d’endémisation en France : des foyers peuvent désormais survenir toute l’année, comme ce fut le cas en mai dans le Gers.