Abonné

Influenza : risque « élevé », quatre élevages touchés

- - 3 min

Le niveau de risque d’infection d’élevages par l’influenza aviaire est passé en quelques jours de « modéré » à « élevé ». A la date du 23 octobre, quatre élevages commerciaux et trois basses-cours avaient été touchés en France.

La saison de l'influenza est arrivée d'un coup. En quelques jours, le niveau de risque d’influenza aviaire est passé de « négligeable » à « modéré », le 16 octobre, puis à « élevé » le 22 octobre. Sans surprise, la DGAL (ministère de l'Agriculture) justifie sa décision par la possibilité de diffusion du virus par les oiseaux migrateurs aux oiseaux d'élevage et domestiques, ainsi que la confirmation, sur le territoire métropolitain, de trois foyers à cette date dans des élevages de volailles et de trois foyers dans des basses-cours.

Les cas déclarés en élevage commercial sont au nombre de quatre au 23 octobre. Chronologiquement, le premier était un élevage de faisans et de perdrix dans le Pas de Calais (à Pihen-lès-Guines au sud de Calais), le second un élevage de plus de 10000 dindes de Loire-Atlantique (à Nort-sur-Erdre près de Châteaubriant), le troisième un élevage de 2000 canards dans le Lot-et-Garonne à Allons, et le quatrième un élevage de canards en Vendée (à Rives-d’Autise, près de Benet), à proximité des Deux-Sèvres.

Une zone de surveillance entre trois départements

Ce dernier cas, confirmé le 19 octobre, a été annoncé le 22 octobre. Par un arrêté pris par les préfets, trois zones de protection et une zone commune de surveillance ont été établies autour de ce foyer ainsi que de deux basses-cours atteintes la semaine passée à Vix (en Vendée, près de Fontenay-le-Comte) et près de Marans (Charente-Maritime). Le communiqué du préfet de Vendée souligne que les divers foyers domestiques sont « tous situés dans le couloir de migration Atlantique ». Il rappelle que la vaccination, dont les canards de Rives-d’Autise avaient bénéficié l’été dernier, ne protège pas complètement du virus mais qu’elle réduit l’excrétion du virus et la circulation virale, limitant ainsi le risque de contamination à partir de l’élevage.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

En conséquence du passage en risque élevé pour le territoire métromolitain, le ministère de l’Agriculture souligne dans son communiqué du 21 octobre, que les volailles de toutes espèces doivent être mises à l'abri et que les rassemblements d'oiseaux sont interdits. S'agissant des palmipèdes, leur transport est soumis à des mesures de biosécurité renforcées sur l'ensemble du territoire métropolitain. Dans les ZRD (zones à risque de diffusion) des tests virologiques sont à effectuer avant tout transfert entre deux élevages et les conditions d’accès des intervenants dans les élevages sont renforcées.

Sylvie Carriat

Des cas domestiques « tous situés dans le couloir de migration Atlantique »