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InLux utilise la bioluminescence pour la R&D des biosolutions

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Les 5 cofondatrices d'InLux. Crédits : © InLux

La start-up InLux analyse les interactions entre un végétal et des bactéries, pathogènes ou issues d’une biosolution, grâce à la bioluminescence. Une technique qui permet aux firmes qui élaborent ces substances d’en vérifier l’efficacité. 

C’est sur les bancs de l’Insa, Institut national des sciences appliquées de Lyon qu’est né InLux Biotech. Il s’agissait au départ d’un projet d’étude : en 2021 et 2022, Elise Piette, Mathilde Cecchi, Anaëlle Roman, Solène Favier et Laia Darne Clavaron élaborent un outil de monitoring permettant de visualiser, grâce à la bioluminescence, l’évolution de bactéries à l’intérieur d’un végétal. À leur sortie d’école, les cinq ingénieures entrent sur le marché du travail, avant de se réunir pour poursuivre leurs recherches et fonder InLux Biotech.

« Nous monitorons le comportement d’un micro-organisme, qu’il s’agisse d’une pathologie ou d’une biosolution, in planta, explique Anaëlle Roman, l’une des cinq cofondatrices d’InLux. Aujourd’hui, en laboratoire, les analyses sont en général visuelles : l’aspect de la feuille est observé au microscope. La luminescence permet d’aller plus loin, en observant en temps réel comment les bactéries et la plante se comportent, avant qu’il y ait des réactions visibles. » 

Lire aussi : Elysia Bioscience révèle l’efficacité de fonctionnement des biosolutions

L’objectif d’une analyse aussi précoce : pouvoir améliorer la R&D d’une biosolution, en évaluant rapidement son efficacité, avant même de démarrer les essais aux champs. InLux permettrait de réduire considérablement le risque d’échec lors d’essais aux champs. 

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Expérimentation en conditions contrôlées

Les chercheuses commercialisent un service : elles mènent elles-mêmes les expérimentations en conditions contrôlées, dans un outil qu’elles ont conçu et qui permet de simuler divers écosystèmes et conditions de culture, puis elles analysent les données générées par un logiciel élaboré en interne. « Mais à l’avenir, nous aimerions développer et industrialiser des kits physiques ainsi que des licences software, permettant aux clients d’utiliser notre technologie », explique Anaëlle Roman. 

Si la jeune entreprise est en cours de création, elle suscite déjà l’intérêt des développeurs de biostimulants et de solutions de biocontrôle. « Nous sommes déjà en discussion avec de nombreuses firmes, pointe Anaëlle Roman. Nous avons aussi été approchées par l’un des leaders des produits phytosanitaires, qui souhaite faire l’acquisition de start-up qui ont fait leur preuve dans l’élaboration de biosolutions. Notre technologie leur permettrait justement de pouvoir prouver cette efficacité. » 

Après avoir bénéficié d’une première subvention par BPI France, d’un montant de 11 K€, InLux a remporté le concours Go for it ! de Toulouse White Biotechnology, à l’occasion de l’événement Start me up !, en février 2024. Puis, le 28 mai 2024, InLux a remporté le premier prix du concours Lyon Start Up, assorti d’une subvention de 10 K€.