Les fortes intempéries en Andalousie et dans la région de Valence ont causé des pertes majeures dans les productions légumières et fruitières du pays. Face aux dégâts, l’association espagnole du kaki demande la mise en place de mesures de soutien pour les agriculteurs touchés.
En Espagne, le phénomène météorologique Dana, qui a frappé la semaine dernière l’Andalousie et la province de Valence ont eu de fortes répercussions sur les principales productions légumières et fruitières des deux régions, rapporte l’association espagnole des exportateurs (Fepex) sur son site Internet. L’agence météorologique nationale Aemet avait placé en alerte rouge, le 29 octobre au soir, la région de Valence et déclaré le deuxième niveau d’alerte le plus élevé dans certaines parties de l’Andalousie.
Dans le sud du pays, ce sont les productions de légumes sous serre qui ont été les plus touchées. Selon certaines sources, à Alméria, 4 200 à 5 000 hectares de cultures sous serre auraient été affectées par la pluie et la grêle, avec des dégâts dépassant les cent millions d’euros. Les données fournies par COAG (syndicat majoritaire) indiquent que dans la région de Requena-Utiel, 5 000 hectares d’amandiers ont été inondés. À Valence, 100 % de la production de mandarines a été perdue, rapporte l’agence de presse Efeagro.
Des dommages structurels dans les vergers
Face aux graves dommages causés par ces fortes intempéries, l’association espagnole du kaki en a notamment appelé à la mise en place de mesures de soutien pour les agriculteurs touchés, rapporte un article du magazine spécialisé Mercados du 1er novembre. Selon les premières estimations, les pertes ont dépassé 70 % de la récolte dans de nombreuses zones de la province de Valence ; les pluies torrentielles, accompagnées de vent et de grêle, ayant provoqué la chute des fruits et de considérables dégâts dans les plantations. À noter qu’il n’a pas encore été possible d’évaluer l’entièreté des dommages, en raison de nombreuses routes bloquées, ce qui complique le travail d’inspection dans les zones touchées.
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En plus d’affecter la production actuelle de kakis, ces fortes intempéries compromettent les rendements à venir. En effet, de nombreux arbres ont subi des dommages structurels, nécessitant un « coûteux » travail de remise en état des vergers. « Nous demandons des aides directes, des allègements fiscaux et un plan de redressement spécifique pour les producteurs de kakis », souligne l’association de producteurs.
Et d’ajouter souhaiter que les autorités « s’engagent fermement à améliorer les infrastructures de drainage et de protection dans les zones agricoles afin d’atténuer les effets des phénomènes météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents en raison du changement climatique ». L’association réaffirme également travailler aux côtés des institutions et du secteur pour faciliter la reprise de la culture du kaki dans la région, et la pérenniser.