Pouvoir utiliser les farines d’insectes comme source de protéines dans l’alimentation des animaux d’élevage (poissons, porcs, volaille). C’est ce que demande à la Commission européenne la plateforme PROteINSECT qui estime dans un livre blanc publié le 27 avril que cela constituerait une alternative durable aux importations de protéagineux. Actuellement, ces farines ne peuvent être utilisées que dans l’alimentation des animaux de compagnie. La consommation d’insecte en alimentation humaine et animale ne présente pas plus de risques que d’autres protéines animales, estime l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans un avis d’octobre 2015 (1). Les entreprises du secteur souhaitent désormais que l’Efsa se penche sur la sûreté des insectes élevés à partir de déchets de cuisine et de fumier animal. Les insectes utilisés pour produire des farines animales sont considérés comme des animaux d’élevage. Or la législation européenne interdit l’alimentation d’animaux d’élevage avec des déchets. Pourtant, l’élevage d’insectes sur ces déchets pourrait s’inscrire dans le cadre des dispositions en cours de discussion sur l’économie circulaire (2), estiment les professionnels.
Les espèces d’insectes au plus fort potentiel d’utilisation pour l’alimentation humaine et animale sont la mouche domestique, le ver de farine, le grillon et le ver à soie.
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(1) Voir n° 3516 du 19/10/2015
(2) Voir n° 3537 du 14/03/2016