En raison de la combinaison de différents chocs (Covid-19, crise climatique, conflits), 53,9 M de personnes ont souffert d’insécurité alimentaire aiguë dans la région arabe (Afrique du Nord, Proche-Orient) en 2021, soit 5 M de personnes en plus par rapport à 2020, selon un récent rapport de la FAO. Une tendance qui depuis s’est aggravée avec la flambée des prix alimentaires de base et des engrais, liée à celle de l’énergie dans le contexte de la guerre en Ukraine. La région arabe reste aujourd’hui très vulnérable à ces fluctuations en raison de sa dépendance aux importations de denrées alimentaires, qui représentent plus de 50 % des aliments qui y sont consommés. Pour réduire l’impact de ces chocs, les pays arabes sont appelés, entre autres, à exploiter le potentiel du commerce intrarégional, y compris la libéralisation progressive des tarifs sur les produits agricoles et alimentaires. Cela permettra de réduire les pénuries saisonnières pendant les cycles normaux de production agricole ou en cas de perturbations causées par des événements indésirables, comme la pandémie de Covid-19, assure l’agence onusienne. D’autre part, pour diminuer la vulnérabilité aux chocs extérieurs, la FAO recommande de diversifier les sources d’importation dans des pays et des régions présentant des profils socio-économiques et climatiques différents, ainsi qu’en constituant des stocks alimentaires.
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