L’AIBS (interprofession de la betterave et du sucre) a réitéré le 4 juin sa demande de dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes, après la sortie d’un rapport de l’Anses confirmant l’absence d’alternative non chimique. Dans un communiqué, elle appelle les ministères de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé à donner une suite favorable à sa demande, émise fin avril, d’« une dérogation pour utiliser des néonicotinoïdes, comme le prévoit la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, promulguée en 2016, le temps de trouver des alternatives efficaces », selon un communiqué. Et de souligner les conséquences de leur interdiction : des pertes de rendement « jusqu’à 50 % dans certaines régions ».
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De son côté, la CGB (betteraviers) a lancé le 6 juin une campagne de sensibilisation « Préservons la betterave française », interpellant le président Macron pour réclamer « Des solutions, pas d’interdiction ! » des néonicotinoïdes. Plus de 200 panneaux doivent être installés dans les champs, une pétition est en cours sur change.org. « Les néonicotinoïdes présents à petite dose dans l’enrobage de la semence de betterave, ne présentent aucun danger pour les pollinisateurs », cette culture n’attirant pas les abeilles, affirme le syndicat dans un communiqué. La CGB se dit mobilisée avec toute la filière pour trouver de nouveaux moyens de protéger les betteraves contre la jaunisse : biocontrôle, génétique, plantes de services, nouvelles molécules… Elle réclame une dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes, « le temps d’aboutir dans les recherches de solutions alternatives ».