L’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) estime que le sujet de l’approvisionnement local sur les marchés publics fait partie « des dossiers qui traînent » et souhaite qu’il soit porté au niveau européen, a indiqué à la presse son président, Laurent Grandin, le 20 janvier. « Cela fait des années que tout le monde est d’accord pour introduire plus de production locale dans la restauration, mais cet objectif n’aboutit pas, faute d’une solution juridique. C’est pourquoi nous préconisons l’introduction, dans le droit de la concurrence, d’une dérogation concernant 30 % de la production de produits frais régionaux, pour la restauration collective ». Laurent Grandin a cité une proposition formulée le 13 janvier par le think tank Terra Nova d’introduire une « exception alimentaire » dans le Code des marchés publics. Il a rappelé à cette occasion que le think tank s’est inspiré d’une réflexion lancée par Interfel au Salon de l’agriculture de 2019. La France ne couvre plus que 50 % de sa consommation en fruits et légumes, les autres 50 % sont importés. « Nous voudrions au moins ne pas descendre au-dessous des 35 % dans dix ans, et la production locale est une des solutions. » Ce sujet a été à l’ordre du jour d’une rencontre le 22 janvier entre le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, Laurent Grandin et Jacques Rouchaussé, président du CTIFL (centre technique).
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