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Politique française Interprofession : Martine Aubry organiserait le pluralisme par décret

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Martine Aubry, ancienne Première secrétaire du PS et candidate aux primaires socialistes, a promis dans une interview parue dans la France Agricole, le 30 septembre, qu’un « décret organisera l’obligation, dans les interprofessions, de compter l’ensemble des syndicats représentatifs ». Quant à la réforme de la Pac, dont la Commission européenne présentera sa copie le 12 octobre, Martine Aubry n’est pas « choquée » par la convergence des aides si elle passe « par la convergence des politiques sociales et fiscales » au sein de l’Europe. François Hollande, qui s’est également exprimé dans le mensuel de la FNSEA L’Information agricole, a indiqué que sa réforme fiscale concernera aussi l’agriculture dans le but d’encourager l’assurance conre les crises agricoles.

«Refonder le pacte agricole ». Pas moins. Telle est l’ambition de Martine Aubry, candidate aux primaires socialistes (9 et 16 octobre) dans une interview parue dans la France Agricole du 30 septembre. Revoir ce modèle agricole devra s’accompagner par une « réflexion collective, un grand Varenne agricole » avec l’ensemble du monde agricole, jusqu’au distributeur. En attendant, fidèle au programme du PS pour 2012, l’ancienne première secrétaire, défend la « relocalisation de l’agriculture ». « Que l’on ne sache pas organiser une agriculture de qualité, de proximité, qu’elle ne soit pas aidée prioritairement, et qu’on ne prenne pas en compte l’emploi, cela me paraît être une vision du passé », explique-t-elle. Sur le sujet emblématique du pluralisme syndical, Martine Aubry envisagerait un « décret qui organisera l’obligation, dans les interprofessions, de compter l’ensemble des syndicats représentatifs » sans donner de précision technique sur les modalités.

Des « écluses sociales »

Quant à la réforme de Pac, dont la Commission européenne présentera sa copie le 12 octobre, Martine Aubry n’est pas « choquée » par la convergence des aides (de la Pac), si elle passe « par la convergence des politiques sociales et fiscales » au sein de l’Europe. Sur le sujet emblématique de la régulation, la candidate aux primaires rejette « la fermeture des frontières » mais plaide pour des « écluses sociales et environnementales ». « C’est-à-dire instaurer des dispositifs permettant d’étudier le contenu social et environnemental des produits agricoles entrant dans l’espace européen », avance-t-elle.
Favoriser l’installation des jeunes en agriculture exige une « vraie » politique foncière. La gestion du foncier agricole passe par « la sanctuarisation » de la terre agricole, souligne la candidate. L’idée est de décentraliser vers les régions la gestion des espaces fonciers. « Les régions doivent avoir les moyens et un outil mieux doté – l’établissement public régional – pour acheter du foncier et ensuite l’utiliser comme elles l’entendent », ajoute-t-elle. Elle ne précise pas quel est le rôle des Safer dans ce dispositif. Martine Aubry tacle enfin les biocarburants. « Nous ne pouvons laisser par exemple une production de maïs destinée à faire rouler les voiture à l’éthanol », souligne Martine Aubry. « Faire rouler des voitures à l’éthanol n’est pas la priorité de ma politique énergétique », conclut-elle.

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