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Irrigation : Terrena se tourne vers les réserves individuelles

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Las d’attendre la construction de retenues d’eau collectives, les fameuses bassines, qui font face à une fronde sociétale, les adhérents de Terrena changent leur fusil d’épaule. Lors de son assemblée générale le 30 mai 2024, la coopérative a annoncé le lancement d’un projet pilote d’accompagnement à la construction de réserves individuelles chez quinze adhérents, producteurs de semence, dans la Vienne. Ces infrastructures représenteraient des surfaces de moins de 3 ha, soit environ 80 000 m3 contre 600 000 m3 en moyenne pour les projets en cours en France, détaille Terrena dans un communiqué de presse. « Nous avons besoin d’alternatives aux bassines. Nous voulons accompagner nos agriculteurs-adhérents sur des projets de réserves de petite taille, plus en phase avec les attentes des agriculteurs et des territoires », souligne David Métivier, président de la commission semences de Terrena. Un modèle qui pourrait s’étendre à d’autres zones de production à l’avenir.

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Lors de l’AG, Axa Climate a annoncé une hausse générale de 2°C des températures sur l’ensemble du territoire de la coopérative, de la Charente à la Normandie à horizon 2050. La zone de production la plus au Sud pourrait connaître des conditions climatiques identiques à celle du Gard. Le phénomène météorologique de stress hydrique profond lors de l’été et d’une augmentation des précipitations au printemps et en automne pourrait devenir la norme pour les adhérents de Terrena. En parallèle, « les collectivités anticipent une nouvelle répartition de la ressource pour assurer l’accès à l’eau potable pendant les périodes de restrictions », souligne David Méthiviers. Avec les réserves individuelles, la coopérative souhaite donc sécuriser l’approvisionnement en eau, notamment pour la production de semence. Une activité qui représente 15 000 ha sur l’ensemble de son territoire, déjà entièrement irrigué. « L’irrigation est indispensable lors des stades critiques de cette production, qui le deviennent de plus en plus », souligne l’élu, évoquant le cas de la floraison du maïs.

Projet pilote chez 15 adhérents