« Le second pilier est sans doute beaucoup mieux positionné politiquement pour le futur » que le premier pilier, écrit Jean-Marie Séronie dans lettre de veille économique CER France. Selon lui, « la logique de développement du second pilier est la plus porteuse d’avenir ». « Le second pilier s’inscrit dans une logique stratégique avec une vision et des objectifs de moyen terme qui d’ailleurs voient leurs champs s’élargir au fil des réformes (actuellement, les fameux nouveaux défis, dont le changement climatique) », explique-t-il. « Conçu au départ pour financer la modernisation des exploitations, la protection de l’environnement et la vie rurale, le second pilier permet aussi de financer l’adaptation, l’investissement matériel et immatériel (conseil) des exploitations ». L’Allemagne l’a ainsi beaucoup utilisé pour moderniser son agriculture, rappelle Jean-Marie Séronie. « Par ailleurs, basé sur un principe de cofinancement, il permet une subsidiarité beaucoup plus forte. C’est un moyen de mieux coller à la réalité de chaque région », conclut-il.
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