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Plats cuisinés/Investissement Jean Martin investit 5,5 M EUR dans une nouvelle usine

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La société Jean Martin va se doter d’une nouvelle usine à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, afin d’accompagner son développement et ses nouvelles ambitions sur de nouveaux marchés, notamment à l’international. Opérationnelle au début de l’année 2009, la nouvelle unité aura une capacité de production de six à sept millions d’unités. Jean Martin a réalisé, en 2007, un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros, dont 5 % à l’export et 8 % en RHF.

Spécialisée dans les plats cuisinés provençaux appertisés et dans les olives, la société Jean Martin souhaite accélérer son développement. Avec une croissance moyenne de 5 à 10% par an, la société fondée en 1920 ambitionne de doubler sa production dans les cinq à dix ans à venir. « Nous avons des projets ambitieux. Nous voulons doubler notre chiffre d’affaires, mais surtout en conservant nos marges et la qualité de nos produits », insiste Jean-Louis Martin, petit-fils du fondateur et directeur général de l’entreprise.

La société familiale basée à Maussane-les-Alpilles, dans les Bouches-du-Rhône, va investir 5,5 millions d’euros dans la construction d’une seconde usine à Tarascon, dans le même département, qui aura une capacité de production de six à sept millions d’unités, contre 3 M pour le site actuel. Opérationnelle au début de l’année 2009, la nouvelle unité s’étendra sur une surface de 4 800 m2. L’activité conserverie et plats cuisinés sera transférée au sein de la nouvelle usine, tandis que l’ancien site sera destiné au confisage des olives utilisées notamment pour de la tapenade ou de l’anchoïade.

Maîtriser la qualité

Parallèlement, l’entreprise va développer une activité de maraîchage sur un terrain qu’elle vient d’acquérir afin d’y cultiver des légumes provençaux destinés à sa propre production. « Nous voulons sécuriser notre approvisionnement, qui devient de plus en plus difficile pour beaucoup d’entreprises agroalimentaires, à cause notamment des prix qui flambent. Nous pourrons aussi maîtriser la qualité des matières premières », indique Jean-Louis Martin, qui prévoit une production en agriculture biologique à terme.

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En augmentant sa capacité de production, la société familiale entend accélérer son développement avec le lancement de nouveaux produits, notamment des plats cuisinés en sachet, conditionnement qu’elle commercialise déjà en RHF. Elle compte également accroître ses ventes à l’international, qui ont représenté, en 2007, 5% de son chiffre d’affaires total. « La part de nos ventes à l’export s’est réduite parce que nous nous sommes retirés du marché américain il y a deux à trois ans à cause d’un taux de change peu favorable qui rognait nos marges. A l’époque, nous faisions 20% de nos ventes à l’export, dont la moitié aux Etats-Unis », explique Jean-Louis Martin. Même si Jean Martin noue des contacts pour le grand export, notamment en Inde, la société garde comme priorité le marché européen. Elle est déjà présente en Belgique, en Suisse et en Allemagne. La RHF est également un axe de développement envisagé pour l’entreprise qui y réalise 8% de son chiffre d’affaires.

Avec un effectif de 33 personnes, une gamme de 30 produits commercialisés en GMS et 14 produits en RHF, Jean Martin a réalisé, en 2007, un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros.