Une journée d'actions syndicales devait avoir lieu le vendredi 13 février, mise en œuvre par les Jeunes agriculteurs (JA) et la FNSEA. Les JA en ont présenté les thèmes à l'occasion d'une rencontre avec la presse le 9 février. Principal objectif : montrer à quel point les inconnues existent pour l'avenir des agriculteurs, notamment quant à la réforme de la Politique agricole commune.
Les agriculteurs entendent faire connaître leur situation économique difficile et protester contre l'incertitude dans laquelle ils se trouvent face à la mise en œuvre de la Pac. Une nouvelle politique pour laquelle bon nombre de dossiers n'ont pas fait encore l'objet de décisions : les ICHN, la prime au troupeau de vaches allaitantes, la conditionnalité des aides, les mesures agroenvironnementales, l'application par les régions des mesures du 2e pilier de la Pac, etc., jusqu'à des problèmes de définition non résolus qui impliquent que les agriculteurs ne savent pas vraiment à quelle sauce ils seront accommodés.
Des installations bloquées
Autant d'incertitudes évoquées le 9 février par les élus JA devant la presse, à commencer par leur président Thomas Diemer. Il évoquait en particulier le grand nombre de dossiers d'installation qui sont actuellement bloqués en raison de problèmes administratifs. Autre inconnue, la situation du marché laitier dont l'année fait craindre une forte baisse des prix et donc des revenus des éleveurs. Cela, les JA avaient l'intention de le souligner auprès du grand public le 13 février. Quant aux relations commerciales entre les industriels et distributeurs, cela n'arrange rien et la pression est toujours aussi forte de la part des grandes enseignes commerciales sur les transformateurs et/ou les groupements metteurs en marché de produits non transformés.
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« Le gouvernement ou les anti-tout ? »
À cette situation économique déplorable, face à ces inconnues concernant des pans importants de la politique agricole commune s'ajoutent les nouvelles contraintes environnementales. Ecophyto, plan nitrate, agroécologie… « qui gouverne, interroge Thomas Diemer. Le gouvernement ou les anti-tout ? » « Quand on nous donne des subventions publiques, on comprend qu'on ait des devoirs », affirme Celine Imart, vice-présidente des JA en charge des questions environnementales, une ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris. Mais, « sur le plan environnemental, nous sommes face à des normes kafkaïennes, souvent inapplicables », regrette la syndicaliste.