Sous l’effet des rejets de gaz à effet de serre de l’humanité, les records de températures mondiales continuent de tomber depuis plus d’un an. Résultat : juin 2024 est devenu le mois de juin le plus chaud jamais mesuré dans le monde, effaçant le record déjà battu en 2023. Avec son cortège de canicules de par le monde, juin 2024 est en effet le treizième mois consécutif à établir un record de température moyenne plus élevée que les mois équivalents, a annoncé l’observatoire européen Copernicus (C3S) le 8 juillet. Au cours des douze derniers mois, la température moyenne de la planète a été « 1,64°C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850-1900 ». En outre, le mois de juin 2024 est « le douzième mois consécutif qui dépasse de 1,5°C les moyennes de l’ère préindustrielle », souligne Carlo Buontempo, directeur du service du changement climatique de Copernicus, dans un communiqué.
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Si le climat actuel est déjà réchauffé d’environ 1,2 °C par rapport à 1850-1900, le Groupement international d’experts sur le climat (Giec) prévoit que le seuil de 1,5 °C a une chance sur deux d’être atteint en moyenne dès les années 2030-2035, au rythme actuel des émissions dont le pic est attendu d’ici 2025. Avec l’arrivée prévue d’ici la fin de l’année du phénomène climatique La Niña, synonyme de températures mondiales plus fraîches, « on peut s’attendre à ce que la température mondiale diminue ces prochains mois », souligne toutefois Julien Nicolas, scientifique du C3S, à l’AFP. Reste que l’évolution de la chaleur des océans, dont la température de l’eau en surface se maintient au-dessus de toutes les annales depuis plus d’un an, sera déterminante. Si ces températures records persistent, « 2024 pourrait être plus chaude que 2023 », souligne ainsi Julien Nicolas