En conférence de presse le 30 septembre, l’AOPn Kiwi de France (qui représente « la moitié » de la production française de kiwis) a présenté le bilan de la saison 2021-2022, et les perspectives pour la prochaine campagne. Côté volumes, la production nationale 2021 (récoltée en octobre-novembre et commercialisée jusqu’en mai) a atteint près de 45 000 t, dont 5 000 t pour le kiwi jaune. Un résultat « assez passable » vu le gel 2021, a commenté le président de l’AOPn François Lafitte. Côté valorisation, la commercialisation s’est déroulée « dans de bonnes conditions » après un démarrage « un peu lent » dû à la présence du kiwi néo-zélandais. Le prix moyen au producteur a atteint « des records », oscillant « entre 1,60 et 1,80 euro le kilo » pour un kiwi standard et atteignant « 1,90 à 2,10 euros le kilo » pour les kiwis sous signes de qualité (IGP, Label rouge). « Même les produits bio se sont bien maintenus » avec un prix moyen « de 2,10 euros voire 2,50 euros le kilo pour certains producteurs », s’est réjoui François Lafitte.
Pour la structure qu’il préside, en attente d’obtenir officiellement la reconnaissance d’AOPn, cette bonne valorisation des kiwis prouve que « la segmentation, le fait de garantir une qualité, le fait d’être en accord avec des distributeurs sur la mise en avant de ces produits » est une stratégie qui marche. « Je rappelle qu’il y a quatre ou cinq ans, nous étions à des règlements fruits entre 0,60 et 0,80 euros le kilo », sourit M. Lafitte en soulignant que « le marché est porteur ».
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Concernant la production 2022, l’année a été « très compliquée » à cause des aléas climatiques (gel, canicule, sécheresse). « On espère, au mieux, faire à peu près le même chiffre que l’année dernière, soit 45 000 t », a indiqué M. Lafitte.