> gamme réfléchit à un nouveau pacte d’engagement collectif

Le Syndicat des fabricants de produits végétaux prêts à l’emploi (SVFPE) a pris la parole le 27 avril pour évoquer la situation difficile vécue par les maraîchers et les transformateurs de salades en sachets et de légumes prédécoupés. « Avec la fermeture de la restauration mi-mars, la filière s’est retrouvée privée d’un débouché très important représentant un tiers des volumes chaque année », explique Thierry Dubois, président du SVFPE. En 2018 (derniers chiffres disponibles fournis par le syndicat), le marché des végétaux prêts à l’emploi a réalisé un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros (120 000 tonnes), dont 345 millions d’euros en GMS (80 000 tonnes) et 105 millions d’euros en RHD (40 000 tonnes). « Sur 14 sites de préparation en France, 3 sont totalement à l’arrêt ou ont repris à très petite échelle », poursuit Thierry Dubois. Le redémarrage des drive des fast food ayant entraîné par exemple un retour des commandes. Les ventes stagnent actuellement en grandes surfaces, cette situation profitant davantage aux MDD, qu’aux marques nationales.

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« Nous sommes confrontés à un double problème : la perte d’activité et l’absence de visibilité puisque nous n’avons pas de date précise de réouverture des restaurants », souligne Thierry Dubois. Le début du déconfinement progressif à partir du 11 mai ne concerne pas la restauration. Selon le syndicat, toute la filière est perturbée dans son organisation. « En GMS, nous sommes confrontés à des ventes difficiles à anticiper », poursuit-il. Or les fabricants sont habitués à travailler en flux tendus du fait des DLC très courtes des produits et de commandes de la GMS du jour pour le lendemain.

Le SVFPE veut toutefois préparer la sortie de crise en invitant « tous les intervenants de la filière à mener une réflexion pour élaborer un nouveau pacte d’engagement collectif. » Le syndicat souhaite surtout une revalorisation de chaque maillon de la filière.