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Dans un contexte de hausse de la consommation et de la production mondiale d’œufs, la France se positionne bien grâce aux œufs non standards qui tirent le marché.
Le marché français de l’œuf se porte bien, d’après les chiffres annoncés par Pascale Magdeleine de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi). À la journée d’information Poules pondeuses du 2 décembre, elle a présenté le marché français dans un contexte mondial très porteur (production : +2,4%/an de 98 à 2008). En France, la production est en hausse de 6,5% pour 2010, selon les estimations de l’Itavi. En 2009, ce sont près de 13,6 milliards d’œufs produits en France (113 milliards d’œufs pour l’Europe) avec une augmentation de 6,3% des mises en place entre 2008/2009 et de 1,7% sur les 8 premiers mois de la saison 2010/2009. Ces hausses sont liées à un marché dynamique, particulièrement pour les systèmes de production label rouge, plein air et bio (+7% globalement en 2009). Ces systèmes alternatifs représentent 20% des effectifs nationaux de poules pondeuses (8,85 millions d’animaux). Cette montée en puissance de ces systèmes alternatifs s’observe aussi dans les grandes et moyennes surfaces puisque 46% de leur chiffre d’affaires œufs en est issu en 2010 (bio :15%, label rouge :11%, plein air : 19% du cumul annuel arrêté en août 2010).
230 œufs par français en 2008/2009
Le taux d’auto-suffisance française en œufs et ovoproduits est estimé à 94% en 2009. Il s’améliore en 2010 alors qu’il s’était dégradé entre 1999 et 2009. Œufs et ovoproduits compris, la consommation des Français est d’environ 230 œufs/personne en 2008/2009 (221 œufs/hab en 2009 en Europe), soit 14,4 milliards d’œufs consommés durant cette période. Sur le plan européen, les Français sont les premiers consommateurs, viennent ensuite l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Le marché français se segmente entre les ovoproduits pour l’industrie et la restauration hors domicile (RHD) pour 33%, les œufs coquille en RHD pour 21%, la consommation à domicile pour 40% et l’auto-consommation pour 6%. Côté élevage, par contre, Pascale Magdeleine estime que la hausse des coûts de production est de 16% par rapport à 2009 (+26% pour l’aliment et +16% pour le coût de la poulette), ce qui s’explique par la flambée des matières premières de cet été. Elle a fait bondir de 32% par rapport à la moyenne de l’année 2009 l’indice Itavi du coût des matières premières d’une formule d’aliment optimisée. Selon l’Itavi, le coût de production total est de 6,06€ pour 100 œufs (octobre 2010) au lieu de 5,22€ en 2009. En parallèle, Pascale Magdeleine constate que les prix de gros chutent en 2010 (-12% sur 47 semaines 2010/2009 cotation TNO calibre Moyen et Gros et -19% cotation TNO industrie).
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