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La C2E doit être révisée, selon FNE

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Initiateur de la Certification environnementale (C2E) lors du Grenelle de l’environnement de 2007 et membre de la Commission nationale dédiée (CNCE) depuis sa création en 2010, le réseau d’associations environnementalistes FNE souhaite aujourd’hui une révision à la hausse des cahiers des charges. Cela concerne d’abord la HVE (niveau 3 de la C2E) : « Pour nous, la HVE n’est plus au point, par rapport aux attentes sociétales qui ont changé sur le bien-être animal et les phytos, mais aussi par rapport aux connaissances qui ont progressé, explique le président de FNE Arnaud Schwartz interrogé par Agra presse. On voit qu’il y a des coopératives entières qui passent à la HVE sans changer de pratiques. » Ensuite, FNE se dit ouvert à une réforme du niveau 2 de la C2E si elle venait à être associée aux futurs éco-régimes de la Pac : « Ça vaut le coup d’en parler. » Le réseau fixe toutefois une ligne rouge : « Cela ne doit pas se faire au détriment des budgets alloués à la bio », qui reste pour FNE, avec l’agroécologie, l’horizon à atteindre.

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Fondée en 2016, la toute jeune association anti-phytos Alerte aux toxiques (AAT) a fait paraître, le 15 septembre, une série d’analyses de la composition de vins certifiés HVE (Haute valeur environnementale) avec pour objectif de dénoncer « les effets d’annonce d’une pratique plus vertueuse », qui est selon elle « un leurre puisqu’elle n’interdit pas les pesticides de synthèse ». L’association a analysé vingt-deux bouteilles, dans lesquelles elle a recensé des résidus de pesticides. AAT précise que « les domaines et les bouteilles ont été choisis avec soin et l’objectif est de montrer les écarts entre le marketing, les annonces, les promesses et la réalité des pratiques professionnelles : certains propriétaires sont des représentants d’institutions prestigieuses de la viticulture bordelaise, qui se sont parfois fait remarquer par de grandes annonces et promesses de changements de pratiques voire d’un grand virage écologique ».