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Vin La CCVF confirme une embellie sur les vins

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Le prix des vins sans indication géographique ou à indication géographique protégée (IGP) a tendance à remonter cette année et la plupart des vins sont déjà réservés, selon la CCVF. Les Vignerons coopérateurs voudraient profiter de cette embellie pour développer la contractualisation avec l’aval.

Après des années de cours bas, la tendance à la hausse se confirme sur cette campagne, de manière générale, a déclaré Denis Verdier, président de la CCVF (700 coopératives viticoles, 80 000 vignerons) le 1er mars à Paris. Les prix sont revenus au niveau d’il y a six ou sept ans, selon lui. Cette hausse devrait permettre un rééquilibrage des comptes des exploitations viticoles. Elle est liée aux petites récoltes des vins sans indication géographique et vins à IGP.
« Cette baisse des volumes est-elle vraiment conjoncturelle ? », s’interroge Denis Verdier.
Depuis quelques années, les récoltes dans le sud de la France sont plus faibles en raison d’une sécheresse désormais installée. L’arrachage a également réduit les volumes produits. En Languedoc-Roussillon, la région la plus concernée par ces deux phénomènes, la récolte est passée en 10 ans de 20 millions à 12 millions d’hectolitres.
« C’est surprenant mais il est possible que l’on soit en rupture de stock des vins rouges sans indication géographique et sans indication de cépage d’ici la fin de la campagne », estime Denis Verdier.
En raison des faibles disponibilités, ces vins se vendent entre 50 et 55 euros l’hectolitre contre 30 euros l’an dernier.
Pour ce qui est des vins de cépages, « la profession était inquiète et craignait une baisse des cours des vins de cépages sans indication géographique. Finalement, les cours sont à un niveau comparable à ceux des vins de cépages IGP. Ce qui compte, c’est le cépage », constate Denis Verdier.

Vins de cépage : l’indication géographique joue peu sur les prix

A titre d’exemple, le merlot, qui se vendait en moyenne 57 euros l’hectolitre sur la dernière campagne, se vend aujourd’hui de 66 à 68 €/hl et jusqu’à 70 €/hl. La France n’est pas très concurrencée sur les vins de cépages, les volumes produits par les autres pays d’Europe étant faibles.
La CCVF a constaté que la conjoncture est beaucoup plus contrastée pour les vins AOC, tous ne connaissent pas de hausse des cours. « La seule démarche AOC/AOP n’est pas suffisante », en déduit Denis Verdier.
Profitant de l’embellie sur les autres vins, les coopératives viticoles voudraient commencer à contractualiser avec l’aval.
« Nous voudrions démarrer une contractualisation avec les opérateurs qui font des vins de marque et veulent sécuriser leur approvisionnement », poursuit Denis Verdier.
La période est favorable. La campagne promet de se terminer avec des stocks faibles. Les négociants craignent de manquer de ressources et ont déjà réservé 90% des volumes de vins (hors AOC), selon la CCVF. Le syndicat voudrait que les interprofessions avancent sur le sujet de la contractualisation, en travaillant notamment à définir par région des indicateurs de tendances de cours comme le permet la loi de modernisation de l’agriculture (LMAP). Le syndicat doit leur adresser prochainement un courrier en ce sens. « Sinon, nous demanderons au ministre de prendre un décret pour la filière », prévient Denis Verdier.

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