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Vins de pays La CFVDP veut mettre le débat des droits à paiement de base sur la table

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La Confédération française des vins de pays (CFVDP) a profité de son congrès annuel, tenu à Bastia les 21 et 22 juin, pour mettre le débat des droits à paiement de base sur la table. L’enjeu pour elle est de pouvoir bénéficier de ces soutiens tout en préservant son budget d’aides spécifiques.

«Les textes de la Commission européenne offrent à la viticulture l’accès à la fois au programme spécifique et aux droits à paiement de base. Pourquoi refuser ces derniers ? », a déclaré Michel Servage, président de la CFVDP, le 21 juin à une table ronde organisée au cours du congrès annuel de l’organisation syndicale.

Les viticulteurs goûteraient bien au régime des droits à paiement de base
Si les viticulteurs souhaitent préserver à tout prix le budget annuel de 280 millions d’euros d’aides spécifiques dans la prochaine Pac (mesures d’aides à la restructuration, à l’investissement, à la promotion…), ils goûteraient bien au régime des droits à paiement de base (DPB), puisque Bruxelles le leur propose.
La CFVDP, et plus largement les organisations syndicales représentatives de la viticulture, s’interrogent sur la demande de la France (antérieure à l’élection présidentielle) d’exclure de facto la filière viticole et les fruits et légumes de l’accès aux DPB. Et Denis Verdier, président des Vignerons coopérateurs, d’estimer : « Il n’y a pas de raison d’aider les gros céréaliers du 16e arrondissement et de laisser tomber les petits vignerons ».
La position française pourrait néanmoins être revue si l’on en croit les propos tenus par Christine Avelin, chargée des filières végétales au cabinet de Stéphane Le Foll. « Sur la question, il n’y a pas de présupposé au sein du gouvernement », a-t-elle affirmé. Reste que la FNSEA soutient les programmes spécifiques à la viticulture mais n’a pas de position officielle sur son accès aux DPB. « Tous les secteurs de production veulent optimiser les propositions de la Commission européenne. Et tout le monde s’interroge sur qui va gagner et qui va perdre ? Je crois qu’il ne faut pas opposer les secteurs de production. Il faut trancher quelle sera la dotation aux DPB en viticulture et comment on la financera », a lancé Jérôme Despey, vice-président de la FNSEA, qui a invité les viticulteurs à s’interroger également sur les mesures agri-environnementales et les mesures de gestion des risques.
Par ailleurs, la députée européenne Françoise Grossetête a tenu à avertir les viticulteurs : « Il ne faut pas vous imaginer que vous gagnerez sur tous les plans ». En clair : si la viticulture bénéficie de DPB, le budget dédié aux mesures spécifiques risque d’être rétréci.

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