La Fédération agricole et agroalimentaire de la CGT a présenté le 10 janvier sa campagne pour les élections aux chambres d’agriculture. Le syndicat veut faire de cet événement l’occasion d’une présentation de ses grandes revendications. En particulier, il estime que les salariés devraient être mieux représentés au sein des assemblées plénières des chambres.
Le salariat en agriculture représentant 25 % des effectifs, le nombre de mandats de salariés au sein des chambres d’agriculture devrait être de 11 sur 44 et non de 8 comme actuellement. C’est ce qu’a demandé la CGT le 8 janvier en présentant son programme pour les élections aux chambres d’agriculture. Plus de mille candidats CGT se présenteront aux élections, a expliqué Jean-Luc Bindel, secrétaire général de la Fnaf-CGT. Soit 93 listes présentées dans le collège des salariés d’exploitants (91 en 2001) et 91 listes dans celui des salariés d’organisations agricoles (77 en 2001). Pour éviter toute contestation sur des candidatures plus ou moins fictives, qui lui avaient été reprochées en 2001, chaque candidat a dû déposer une copie de sa carte d’identité auprès du syndicat.
Une tribune de revendication
La centrale syndicale veut faire de ce rendez-vous une tribune pour présenter ses grandes revendications, telles le Smic à 1 500 euros ou des emplois stables plutôt que des CDD à répétition, la retraite à 55 ans, la création d’une caisse de congés payés, une couverture complémentaire pour maladie et frais de soins, etc.
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Plus généralement, le syndicat de salariés estime que les chambres d’agriculture sont trop souvent la « chose » des organisations d’exploitants. Dans les chambres ou les exploitations, la CGT ne fait d’ailleurs pas de différence entre syndicats, qu’ils se disent de gauche ou de droite : qu’il s’agisse de FNSEA ou de Confédération paysanne, « ils réagissent toujours en employeurs » constate Jean-Luc Bindel.