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La Chine lève partiellement son embargo sur les semences animales de l’UE

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La Chine a annoncé le 3 juin, à l’occasion du déplacement du commissaire européen Phil Hogan à Xi’an pour la réunion des ministres de l’agriculture du G20, la levée de l’embargo sanitaire qu’elle impose depuis 2012 sur les semences animales en provenance de l’UE en raison de l’épidémie de virus de Schmallenberg. Quatre États membres, la France, le Danemark, l’Allemagne et le Royaume-Uni, vont donc pouvoir reprendre leurs exportations de semences animales vers la Chine. Phil Hogan a salué le geste, soulignant qu’il devrait permettre la reprise des échanges rapidement, tout en exhortant Pékin à ouvrir rapidement son marché aux autres États membres de l’UE.

La Chine avait introduit une interdiction d’importation sur les semences et embryons bovins ainsi que sur le sperme et les embryons d’ovins produits après le 1er juin 2011 en raison du risque présumé de transmission du virus Schmallenberg qui peut causer des malformations congénitales et des avortements chez les bovins, les moutons et les chèvres. Cette mesure était jugée disproportionnée et scientifiquement injustifiée au regard des normes internationales établies par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

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En 2011-2012, le virus de Schmallenberg, transmis par des insectes piqueurs, avait frappé au moins dix-huit États membres de l’UE, causant plusieurs milliers de cas de malformations congénitales graves ou des fausses couches.

Un certain nombre de pays avaient introduit des interdictions sur les importations de bovins vivants, notamment la Russie (qui les a levées fin 2014), alors que des restrictions sur le matériel génétique avaient été mises en place par la Chine, l’Argentine, les États-Unis, le Brésil, le Maroc et le Japon.