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La Chine moteur des exportations de l’UE alors que les échanges outre-Manche sont au plus bas

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Malgré la pandémie de Covid-19, les exportations agroalimentaires de l’UE qui ont atteint 46,8 Mrds € entre janvier et mars 2020, sont encore portées de manière conséquente par la Chine avec une hausse de 41 % (soit +1 136 Mio €) par rapport à la même période un an plus tôt, souligne la Commission européenne dans son dernier rapport mensuel sur les échanges commerciaux agroalimentaires publié le 3 juillet. « Cette tendance à la hausse est largement due aux conséquences durables de la peste porcine africaine en Chine ainsi que, dans une certaine mesure, à l’impact de l’épidémie de Covid-19 », précise l’exécutif européen. Les principaux produits exportés concernent la viande de porc (+240 % par rapport janvier-mars 2019), les abats (+47 %), les aliments pour nourrissons (+25 %) et le blé. Malgré les droits de douane punitifs imposés par les États-Unis sur certains produits agricoles européens depuis le 18 octobre, les exportations outre-Atlantique ont aussi connu en glissement annuel, une hausse, de 4 % (soit 187 Mio €) entre janvier et mars 2020. Cela concerne avant tout les eaux et les boissons non alcoolisées (+33 %), les préparations de légumes et de fruits (+23 %), et les pâtes et pâtisseries (+14 %). Mais aussi et c’est plus surprenant, l’huile d’olive (+64 %), ainsi que le fromage, le vin et spiritueux qui commencent à augmenter en mars par rapport au mois précédent alors que ces produits sont visés par les restrictions de Washington.

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Dans un contexte politique et économique tendu, les échanges agroalimentaires avec le Royaume-Uni sont par contre au ralenti, bien que les conditions du marché unique soient toujours d’application. Au cours des trois premiers mois de 2020, les exportations ont chuté de 8 % (soit -827 Mio €), principalement pour le vin (-22 %), les cigares et cigarettes (-49 %) et les préparations à base de fruits et légumes (-13 %). Quant aux importations, elles ont également accusé une nette baisse de 11 % (soit 460 Mio €), en particulier pour les spiritueux et les liqueurs (-21 %), le chocolat et la confiserie (-20 %) et les céréales secondaires (-46 %).