Abonné

FranceAgriMer La chute des disponibilités en vins masquée par d’importants déstockages

- - 4 min

La chute des disponibilités de vins au sens large (vins plus cognac, armagnac, jus et moûts) offerte sur le marché, due à une très faible récolte, restera masquée à court terme par d’importants déstockages, a indiqué FranceAgriMer, après son conseil spécialisé « vins », qui s’est tenu le 17. FranceAgriMer détaille les données de la commercialisation par catégories de vins sur les premiers mois de la campagne ainsi qu’un premier bilan de la campagne passée.

Pour l’instant, la conjoncture ne laisse pas apparaître les faibles volumes des vendanges 2012, car d’importants déstockages alimentent le marché. Depuis le début de la campagne 2012-2013 qui a commencé le 1er août, les stocks fondent comme neige au soleil du fait d’une commercialisation très active. Les enregistrements des transactions de vin en vrac ont progressé de 45 % en vins IGP (indication géographique protégée) rouges sur les deux mois écoulés par rapport à ceux de la campagne dernière ; de 92 % en IGP blancs ; de 91 % en vins sans IG rouges, et de 72 % en vins sans IG blancs. Quant aux AOC, elles ont enregistré des sorties de chais soutenues en 2011-2012 (sur onze mois), à 24,8 Mhl, contre 23,9 Mhl sur la même période de 2010-2011.
Ce mouvement de déstockage « se traduit pour le moment par une baisse saisonnière des prix ». Il est vrai que le niveau des stocks en fin de campagne 2011/2012 (au 31 juillet) chez les producteurs était particulièrement haut : 34,8 millions d’hectolitres (Mhl), soit +6% par rapport à la fin de campagne 2010/2011, à 32,9 Mhl, et plus que les 34,5 Mhl en moyenne des cinq dernières campagnes.
 
Un bon écoulement en GMS et à l’export
Les premiers résultats de la campagne 2011/2012 montrent une augmentation des ventes de vins tranquilles en volume et plus encore en valeur en grande distribution, a de plus révélé FranceAgriMer.
En 2011/12, le marché des vins tranquilles en grande distribution (hors hard discount) a représenté 9,6 millions d’hectolitres commercialisés pour un chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros, soit + 0,8 % en volume et + 8,8 % en valeur par rapport à la moyenne des cinq campagnes précédentes. En comparaison à la moyenne des campagnes entre 2006/2007 et 2010/2011, la bonne orientation des ventes de vins rosés et blancs se confirme (respectivement + 17,1 % en volume et + 25,5 % en valeur et + 2,2 % en volume et + 9 % en valeur). Les ventes de vins rouges sont en recul de 6,2 % en volume pour une valeur en hausse de 3,2 %.
Quant aux ventes en bag in box, elles affichent une augmentation de 36 % des ventes par rapport à la moyenne des campagnes entre 2006/2007 et 2010/2011, et représentent aujourd’hui pour 31,1 % dans les ventes en grande distribution.
FranceAgriMer a en outre révélé les premiers résultats de la campagne d’exportation 2011/2012 pour les vins français : les exportations françaises de vins ont augmenté par rapport à la campagne précédente de 12 % en valeur et de 6 % en volume. « Avec 14,7 millions d’hectolitres exportés pour un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, elles enregistrent un record historique ».
 
Les bassins de production préfèrent l’enveloppe viticole aux aides directes
Lors de ce conseil spécialisé, FranceAgriMer a demandé aux dix bassins viticoles de se prononcer sur le choix « maintien de l’enveloppe au secteur viticole (restructuration, modernisation, commercialisation) ou aides directes (aux viticulteurs) » ? Leur réponse est claire en faveur du maintien de l’enveloppe viticole, même si à l’intérieur de certains bassins des voix se sont prononcées aussi pour des aides directes aux viticulteurs. Plusieurs bassins ont expliqué leur refus des aides directes en estimant que « c’est un piège dans lequel on veut nous enfermer ». En effet, l’acceptation des aides directes pourrait conduire la filière à se voir imposer la fin de l’enveloppe spécifique au secteur, subodore la profession.
Pour les bassins, l’enveloppe viticole devra prioritairement soutenir quatre mesures: la restructuration du vignoble, l’investissement dans les chais, la promotion dans les pays tiers et les prestations viniques.
Au 15 octobre, la consommation des crédits de l’enveloppe 2011/2012 du programme viticole français s’est élevée à 284,3 millions d’euros, soit par mesures :
– restructuration et reconversion du vignoble : 109,9 millions d’euros (M€)
– investissements des entreprises : 84,8 M€ ;
– prestations viniques : 45,4 M€ ;
– promotion sur les marchés des pays tiers : 29 M€ ;
– moûts concentrés/moûts concentrés rectifiés : 15,2 M€.
L’objectif de consommation des crédits a été réalisé à 100 %.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

FranceAgriMer
Suivi
Suivre
vendanges
Suivi
Suivre