Abonné

Mutualisme agricole La CNMCCA prône le regroupement de l’offre face à l’instabilité des marchés

- - 2 min

Principale solution face à l’instabilité des marchés : le regroupement de l’offre. Tel est le trait principal du rapport d’orientation présenté par la CNMCCA (Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles) à l’occasion de son congrès des 29 et 30 mai à Paris. La confédération prône également le développement de l’assurance récolte qui, avec le soutien de l’Etat, pourrait être étendue aux fourrages.

Philippe Mangin, l’actuel président de la CNMCCA, ne pouvait présenter un thème davantage d’actualité pour le congrès de la Confédération, les 29 et 30 mai : « Le défi des marchés » et en particulier leur instabilité. Présenté par Francis Aussat, secrétaire général de la Confédération et administrateur chez Groupama, le rapport d’orientation insiste sur le nécessaire regroupement de l’offre. « Il revient aux entreprises coopératives de poursuivre leurs mouvements d’alliances et/ou de concentration, explique-t-on dans ce document, afin de faire émerger des pôles à dimension européenne, voire internationale. » Prenant les entreprises danoises ou néerlandaises comme exemple, le rapport d’orientation estime que la principale condition pour devenir exportatrice à long terme est la taille de la coopérative.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

assurance récolte
Suivi
Suivre

Aléas des marchés

Ces regroupements sont d’autant plus importants dans un contexte d’aléas extrêmes des marchés. « Cela rend la régulation des marchés plus que jamais nécessaire », affirme Philippe Mangin. « On peut être à la veille de catastrophes économiques », prévient-il en recommandant aussi aux agriculteurs de ne pas céder à la tentation de vendre en individuel. De plus, « un peu de stabilité des prix sera une chance pour redévelopper l’agriculture dans les pays en développement ». Mais, surtout, la CNMCCA compte sur les pouvoirs publics pour encourager l’assurance récolte. Des projets sont quasiment prêts pour introduire des produits d’assurance dans le domaine des fourrages. Mais encore faut-il que les pouvoirs publics prêtent main forte pour l’incitation à s’assurer. La participation du premier pilier de la Pac a été demandée dans le cadre du bilan de santé. Une demande qui avait été considérée exagérée, explique Philippe Mangin, mais « la bataille n’est pas perdue », espère-t-il.