Hervé Gaymard, lors d’un échange informel avec des journalistes de l’Afja, a avoué avoir vécu « » au ministère depuis deux ans et demie avec deux négociations pêche, les négociations Pac et OMC, les crises sectorielles et « ». Estimant avoir avec les OPA une « » mais pas concubine, il estime que la cogestion « ».
Le ministère de l’Agriculture est un ministère « difficile ». Deux années et demie après sa prise de fonction au ministère de l’Agriculture, Hervé Gaymard estime avoir vécu « la totale» avec deux négociations sur la pêche, les négociations sur la PAC et l’OMC, les crises sectorielles et « ce qu’on a oublié ». Dans le ministère de l’Agriculture, l’administration a une vraie légitimité, souligne-t-il. La profession agricole se sent en quelque sorte « propriétaire » du ministère. « C’est assez touchant». Il estime avoir une « relation correcte avec les OPA mais pas concubine ». En résumé : « La cogestion n’est pas un mot obscène ».
De son expérience comme secrétaire d’Etat à la santé, il retient notamment la « porosité », voire « la vraie passoire» que constitue ce ministère au regard des médecins. « Le savoir est à l’extérieur de l’administration», résume-t-il. « L’administration n’est pas souveraine » au ministère de la Santé. Comme secrétaire d’Etat aux Finances, il a déjà pratiqué avant le ministère de l’Agriculture une « administration souveraine » dans ses secteurs de l’époque (DGCCRF : répression des fraudes, internationalisation de la dette, Crédit lyonnais...). Particulièrement volontariste sur la loi de modernisation agricole, il ne veut pas paraître sur le départ.... pour Bercy comme certains bruits l’affirment. « C’est le moment de faire », martèle-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Mettre le paquet sur la gestion de crise
Il « veut mettre le paquet » au niveau bruxellois, sur la gestion de crise. « B eaucoup de pays subissent ce que nous subissons ». Il estime « avoir plus d’audience que celle qu’il avait il y a un an ». Au sujet de la loi de modernisation, Hervé Gaymard ne veut pas d’un « t ruc à l’eau tiède». Il se montre conscient, après une large consultation en région suite à la mise en place de la commission d’orientation, qu’il faudra faire des choix politiques pas forcément faciles sur la question foncière et le statut de l’exploitation agricole. « De toutes les façons, résume-t-il, si on ne fait pas de commission on ne réfléchit pas ! ». Ce n’est vraisemblablement pas le cas du ministre qui prépare, pour la mi octobre un livre dont le titre n’est pas encore définitif. « Ce n’est pas un pamphlet, ni un essai. Ce sont 15 histoires vraies : la mondialisation, l’Europe vécue, l’avenir plus beau qu’hier, le sida, le rôle d’élu local, la vie personnelle et l’engagement public». Ce livre n’est pas un projet ou un programme résume le ministre. « C’est très personnel et très subjectif. Je dis ce que je pense».