La Commission de Bruxelles a encore reporté le 7 mai toute décision sur l’autorisation de quatre OGM – trois variétés de maïs MON863 et la pomme de terre « Amflora » de BASF – en demandant à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réexaminer ses avis jusqu’ici favorables.
«La Commission va demander à l’EFSA d’analyser plus avant les éléments scientifiques sur l’effet de ces OGM sur l’environnement et la santé humaine », a indiqué Johannes Laitenberger, porte-parole du collège européen Elle « prendra ces décisions si et lorsque l’EFSA confirmera la sécurité de ces produits », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins que Bruxelles « confirme sa confiance dans la haute qualité de l’avis scientifique fourni » par l’agence basée à Parme.
Ce report intervient sur fond de profondes dissensions au sein de la Commission et plus généralement en Europe sur l’homologation et les dangers supposés des OGM Voir n° 3150 du 21/04/08.
L’Autriche sommée de lever une clause de sauvegarde
La Commission européenne a adopté le 7 mai une décision enjoignant l’Autriche de lever la clause de sauvegarde qu’elle applique à l’importation et à la transformation de deux maïs transgéniques, le Zea Mays L. line MON 810 et le Zea Mays Line T 25. Cette décision n’affecte pas, en revanche, la clause de sauvegarde imposée pour la culture de ces variétés.
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Les deux OGM avaient été autorisés le 22 avril 1988 par Bruxelles à l’importation et pour la transformation en aliments pour la consommation humaine et pour les animaux ainsi que pour la culture dans l’UE.
L’EFSA a affirmé à plusieurs reprises que ces produits étaient sûrs, mais le Conseil des ministres de l’UE n’est pas parvenu à arrêter une position sur la mesure autrichienne. Il revenait donc à la Commission de prendre elle-même la décision.