Le spécialiste belge des produits surgelés Ardo, déjà propriétaire de 11 unités de production en France, acquiert deux sites supplémentaires via le rachat de la Compagnie bretonne de l’artichaut.
Comme nous l’avons annoncé ) Agra Industrie n° 53 du 26 février 200, la Sica de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français de producteurs de légumes, vient de céder sa filiale Compagnie bretonne de l’artichaut (CBA), au groupe belge Ardo. « Le changement de mains sera effectif à partir du 1er avril prochain mais nous travaillons déjà en étroite collaboration pour faciliter la transition», explique Henri Moal, directeur général de la Sica (240 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 2000 adhérents). Créée en 1971, la CBA exploite deux usines de surgélation dans le Finistère et transforme près de 22 000 tonnes de légumes par an pour un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros. Les 170 salariés de l’entreprise devraient conserver leur emploi.
Fournisseur privilégié
« Pour nous, cette cession correspond à une volonté de nous recentrer sur notre métier de base, la gestion des marchés de légumes frais. Nous nous sommes déjà séparés il y a quelques mois de notre unité de production de 4e gamme. Nous sommes avant tout un groupement de producteurs. Cependant, le contrat passé avec Ardo précise que la Sica restera un de ses fournisseurs privilégiés», poursuit Henri Moal. Leader européen des légumes surgelés, le groupe Ardo compte déjà 11 unités de production en France. En rejoignant ce spécialiste, la Compagnie bretonne de l’artichaut devrait trouver les moyens d’assurer son développement.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
De son côté, la Sica de Saint-Pol-de-Léon vient de terminer la restructuration de ses stations de conditionnement de légumes frais. « Nous n’avons plus aujourd’hui que 12 stations mais elles sont installées sur 5 000 mètres carrés chacune avec des équipements modernes. Face à la concentration de nos clients, notamment dans la grande distribution, nous devons être capables de traiter des lots importants, ce qui implique des investissements importants », a expliqué son directeur général.