«La réforme de la Pac est le bon moment pour faire de la conditionnalité un outil simple à comprendre et à appliquer », a déclaré Dacian Ciolos, le commissaire à l’agriculture, lors de la réunion des ministres de l’agriculture de l’UE, 17 mars à Bruxelles.
Il faudrait clarifier et redéfinir cet instrument avec un souci de pragmatisme réel, a-t-il expliqué. La conditionnalité, a fait valoir M. Ciolos, doit être en cohérence totale avec le nouveau dispositif dans son articulation entre exigences de conditionnalité, demandes en termes de verdissement (au sein du premier pilier) et incitations ouvertes par le second pilier de la Pac. Par ailleurs, lors d’une visite en Chine, M. Ciolos a souligné, dans un discours prononcé le 23 mars à Suzhou, que « nous avons touché les limites du modèle de production destiné avant tout à produire, sans tenir compte des impacts à long terme d’une productivité artificielle fondée sur les engrais et l’intensification excessive ». « L’agriculture, a poursuivi le commissaire, doit rechercher la performance pour utiliser de façon optimale les écosystèmes. C’est-à-dire qu’elle doit produire plus sans menacer la capacité de regénération des ressources naturelles ».
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