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Pac La Conf’ veut « dresser un bilan et définir des objectifs avant de refonder »

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Présente au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, la Confédération paysanne s’est exprimée le 5 octobre, sur certains dossiers d’actualité. Concernant la réforme de la Pac, le syndicat veut « dresser un bilan et des objectifs avant de refonder ». Sur la fièvre catarrhale, la Confédération paysanne souhaite que la recherche puisse aider les élevages à vivre la maladie au quotidien.

«Avant de refonder la Pac, il faut d’abord dresser un bilan et définir ensuite les objectifs que l’on veut lui donner », a déclaré le 5 octobre au Sommet de l’élevage Régis Hochart, porte-parole de la Confédération paysanne. Pour lui, le découplage des aides a créé « des distorsions de concurrence entre les paysans et a fait baisser la production agricole ». Il estime que « le démantèlement des organisations communes de marché a contribué à accroître la variabilité des prix et ainsi donner une orientation libérale très prononcée ».

« Un échec total de la politique d’installation »

« La conditionnalité des aides ne répond pas aux problèmes de qualité de l’eau ou de santé publique. Le développement rural a été affaibli et perverti. Il s’est calqué sur l’industrialisation de l’agriculture », dénonce-t-il. « La politique d’installation est un échec total, complètement à côté des clous et n’a atteint aucun de ses objectifs », a-t-il ajouté. Pour la Confédération paysanne, la nouvelle Pac doit répondre à des objectifs de « qualité de l’alimentation, d’environnement, de vitalité des territoires et doit assurer un revenu décent aux paysans ». Le syndicat devrait formuler des propositions sur la Pac dans le courant du mois de novembre.

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Concernant la fièvre catarrhale, Philippe Baboudou, éleveur de bovins allaitants en Limousin et membre de la Confédération paysanne se félicite des mesures européennes intervenues début octobre. « C’est une avancée car c’est un accord européen et pas bilatéral entre la France et l’Italie ». « Nous devons nous préparer à vivre avec cette maladie. Toute la France risque de se retrouver bientôt en périmètre interdit », estime-t-il.