Le syndicat d’agriculteurs attend des candidats à l’élection présidentielle qu’ils se prononcent sur une série de revendications qu’il va leur soumettre.
La Confédération paysanne a profité de la tribune du Space pour présenter à la presse, le 15 septembre, la plate-forme des dix revendications qu’elle présentera dans les prochaines semaines à tous les futurs candidats « démocratiques » à l’élection présidentielle. « Cela veut dire tous, sauf Marine Le Pen (FN) », souligne Philippe Collin, porte-parole du syndicat agricole. La plate-forme sera ensuite présentée aux candidats aux élections législatives. Elle inclut dix mesures qui tiennent en quatre chapitres (revenu, foncier, installation et relocation de l’agriculture dans son territoire), explique Philippe Collin. Le porte-parole, céréalier bio de l’Yonne, est persuadé que « l’agriculture sera une des composantes du débat aux élections nationales de 2012 ». Pour les militants syndicaux, en effet, tous les indicateurs traduisent « l’impasse du système ». Il y a la diminution d’un quart du nombre d’agriculteurs depuis dix ans, selon les résultats du dernier recensement agricole. « Et ce n’est pas fini lorsqu’on entend le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire vouloir réserver le soutien à l’engraissement des jeunes bovins aux seules fermes de plus de 50 têtes », selon Philippe Collin. Ensuite, il y a la crise du porc qui n’en finit pas depuis quatre ans. « On vit là l’absence d’une politique de maîtrise de la production porcine » à laquelle la Confédération Paysanne reste viscéralement attachée, affirme Pierre Brosseau, responsable de la commission porc du syndicat. A court terme, la baisse du poids des carcasse soulagerait le marché. « La baisse de 1 % de la production renchérirait mécaniquement le prix de 15 cents du kilo vif », précise Pierre Brosseau. Le syndicat demande un prix au kilo vif de 1,70 € pour couvrir les charges et donner aux éleveurs un revenu décent. Enfin, il y a « les fuites » sur le projet de réforme de la PAC où l’on voit qu’il y a deux grands absents : « La régulation des marchés et la maîtrise de la production », reprend Philippe Collin. A tous les candidats aux élections de 2012, la Confédération paysanne compte bien parler du manque récurrent de représentativité des interprofessions « où seuls la FNSEA et les JA continuent d’incarner l’ensemble des paysans ».
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