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Rétorsions économiques La Confédération paysanne et des élus à l’ambassade des États-Unis à Paris

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Une délégation composée de la Confédération paysanne et d’élus de la région Midi-Pyrénées a été reçue le 21 janvier à l’ambassade des États-Unis à Paris au sujet des mesures de rétorsion instaurées à l’encontre de l’Europe. Le ministre américain chargé des relations économiques à l’ambassade a reçu la délégation sans José Bové qui n’a pas pu entrer dans l’ambassade, en raison d’une précédente condamnation.

Six élus, dont le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), ont offert, le 21 janvier plus de 7 kg de roquefort à l’ambassadeur américain en France, Craig Roberts Stapleton, pour protester contre ce qu’ils considèrent être une « prise en otage » de ce produit. Les décisions de l’administration G.W. Bush de multiplier par 4 les taxes à l’importation du roquefort ont été au centre des échanges entre cette délégation d’élus de Midi-Pyrénées, la Confédération paysanne et le ministre américain chargé des relations économiques à l’ambassade. José Bové n’a pas pu entrer dans l’ambassade, en raison d’une précédente condamnation qui le prive de séjour sur le territoire américain. « Nous sommes aussi là pour dire qu’il faut rebâtir les relations internationales autrement et sortir du schéma sanction-répression », ajouté Martin Malvy, estimant que cette décision servait surtout à faire pression pour que l’Union européenne accepte l’entrée sur son marché du bœuf américain.

Réflexion et discussion

Le conseiller a reconnu que les taxes instaurées, allant jusqu’à 300 % sur certains produits, étaient bien des mesures de rétorsion. Il a aussi « admis que la gouvernance dans les échanges alimentaires internationaux méritait réflexion et discussion », précise la Confédération paysanne dans un communiqué. Le syndicat demande que le nouveau président, Barack Obama, remette aussi en cause les modes de production dangereux tel que : le bœuf aux hormones, les OGM, le poulet chloré et bientôt la viande issue d’animaux clonés.

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Bien qu’interdit d’ambassade, José Bové a tenu à souligner que « le plus important, c’est qu’une délégation d’élus locaux soit reçue ». « Mais de toute façon, notre combat continuera pour faire en sorte que les règles de l’OMC changent », a-t-il ajouté. Un dossier de plus pour le nouveau président américain.