La Confédération paysanne « s’interroge et n’ose plus faire confiance au gouvernement » sur le dossier du plan de professionnalisation personnalisé (PPP). Ce plan est un parcours de professionnalisation qui sera élaboré en fonction du profil et du projet de chaque candidat pour le préparer au mieux à son installation en agriculture. La Confédération paysanne considère qu’il est inacceptable que la gestion du PPP soit « pilotée par un syndicat et non de façon plurielle et neutre sous l’égide des représentants de l’Etat ».
La Confédération paysanne demande l’annulation pure et simple des annonces qui ont été faites par le gouvernement sur l’installation des jeunes agriculteurs notamment lors du Salon de l’agriculture. Chantal Jacovetti, responsable du dossier à la Confédération paysanne, souhaite que les orientations du pacte renouvelé signées par Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture, le 23 février, ne soient pas retenues car « elles ne correspondent pas aux conclusions du groupe de travail ministériel qui se réunit depuis un an », explique-t-elle. Le syndicat condamne « l’absence de communication claire du ministère de l’Agriculture qui ouvre la voie des abus de positionnement laissant croire que tout est déjà défini » alors que la dernière réunion du groupe de travail est prévue le 27 mai pour présenter le décret de mise en œuvre du PPP.
Pluralité et neutralité
En ligne de mire : « le Point Info Installation (PII) qui devient le seul lieu d’accueil des porteurs de projet » et qui serait un point d’étape obligé, explique le syndicat. La gestion de ce point info serait assurée par les Jeunes agriculteurs, ce qui est « en contradiction complète avec l’esprit de pluralité et de neutralité prôné par le ministre de l’agriculture lui-même ». Pour la Confédération paysanne, le PPP et le passage au Point-Info Installation doivent être ouverts mais non obligatoires pour tous ceux qui s’installent sans les aides nationales (DJA et prêts JA). La gestion du PPP (l’accueil, l’élaboration, le suivi de la réalisation, la validation) doit être neutre et plurielle grâce à un comité de pilotage (présidé par le représentant de l’État) composé de l’ensemble des acteurs de l’installation et de la formation ».
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L’enjeu, rappelle le syndicat minoritaire, est bien « d’améliorer l’installation tant en quantité qu’en qualité et d’accompagner les porteurs de projet qui le désirent, et non de faire plaisir à une seule organisation ».