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La conserve s’offre un second souffle

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Si la crise sanitaire a été synonyme de rupture pour de nombreux secteurs économiques, elle a provoqué un regain d’intérêt pour les aliments en conserve. Une tendance qui se poursuit notamment sur le circuit du drive, selon des données présentées par l’Uppia le 20 octobre.

Après la « ruée » sur les conserves observée durant le premier confinement, l’intérêt retrouvé des Français pour les aliments appertisés se confirme. Les ventes de conserves ont augmenté de 3,7 % en volume et de 4,8 % en valeur entre 2019 et mai 2021, a annoncé la collective de la conserve Uppia, en conférence de presse le 20 octobre – d’après des données Kantar.

Ainsi en 2021, les foyers acheteurs ont mis dans leur panier 42,4 kg de conserves, soit 1 kg de plus qu’en 2019. Ces mêmes ménages ont dépensé en moyenne 149,5 € en produits appertisés, soit 5 € de plus qu’en 2019. « Le confinement a vraiment redonné un souffle à la conserve, qui finalement a renoué avec la croissance – ce qui n’était pas le cas sur ces dernières années », a souligné la présidente du groupe de travail distribution de l’Uppia Céline Hoppenreys.

Record d’image positive

Cette embellie pour la conserve en général (dont fruits et légumes) est particulièrement marquée sur le circuit du drive, tandis qu’elle reste « stable » sur les autres circuits de distribution. « Sur le circuit du drive, le taux de pénétration [de la conserve] a bondi de 8 % pour atteindre 25 % en 2021, par rapport 2019 » , a étayé le délégué général de l’Uppia Julien Couaillier.

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D’après l’Uppia, les Français ont redécouvert les vertus de la conserve : produits cueillis ou pêchés à maturité, fraîchement mis en boîte et sans conservateurs, avec un Nutri-score généralement de A ou B. « Quand on sait qu’en 2019 49 % des Français identifiaient cette information-là, et qu’en mars 2021 il sont désormais 78 % dont la moitié donne une place importante au Nutri-score, c’est un élément important », a souligné Céline Hoppenreys en s’appuyant sur les chiffres d’une récente enquête du Crédoc.

L’Uppia s’est aussi réjouie de la réputation « de plus en plus positive » de la conserve, selon un baromètre d’image mené par Kantar en 2020. « La note d’image globale de la conserve […] franchit la barre des 7 sur 10. Ce qui est une première, puisque depuis que le baromètre été mis en place en 2002, on n’avait jamais atteint ce niveau-là », a déclaré Mme Hoppenreys.

« 1 kg de plus qu’en 2019 par foyer acheteur »

Pour aller plus loin : Légumes en conserve et surgelés : « plébiscite » des consommateurs en 2020