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Budget alimentaire des ménages La consommation de céréales et de sucre augmente depuis la crise de 2008

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La consommation de céréales et de sucre augmente depuis la crise économique de 2008, selon une synthèse publiée le 22 septembre par FranceAgriMer. Les produits carnés tels le lait, le fromage et les œufs ont aussi renforcé leurs positions.

L A part de l'alimentation dans le budget des ménages français, qui reculait d'année en année, cesse de diminuer depuis la crise de 2008 et se raffermit, selon une synthèse publiée le 22 septembre par FranceAgriMer. Ce sont les produits de base, issus des céréales et du sucre, qui s'en tirent le mieux.

La consommation de céréales « a explosé avec la crise »

La consommation individuelle de pains et de céréales, qui stagnait en volume entre 2000 et 2007 (+ 0,1 % par an en moyenne), « a explosé avec la crise ». Depuis 2008, les dépenses individuelles en volume de pains et céréales affichent une croissance de 1,5 % par an dans un contexte de prix resté ferme. La consommation individuelle de sucre, confiture, miel, chocolat et confiserie, qui était relativement dynamique avant la crise (+ 0,8 % par an en volume et + 2,4 % en valeur) continue de progresser sur un rythme annuel soutenu (+ 1,3 % en volume, + 2,7 % en valeur).

La consommation individuelle de lait, de fromages et d'œufs, produits qui nécessitent l'utilisation de céréales pour leur production, « n'apparaît pas affectée par la crise ». Les dépenses par individu en valeur pour la consommation de lait, de fromages et d'œufs progressent ces dernières années sur un rythme légèrement supérieur à celui des années antérieures (2,5 % de croissance annuelle entre 2008 et 2013 contre 2,2 % entre 2000 et 2007).

La régression de la consommation de viande s'accélère

En revanche, la régression de la consommation individuelle de viande s'est accélérée avec la crise. Entre 2000 et 2007, la consommation de viande a reculé de 0,5 % par an dans un contexte de hausse soutenue des prix (+ 2,5 % par an). « Depuis 2007, le prix moyen continue d'augmenter de manière significative (+ 2,3 % par an), le recul de la consommation en volume s'accentue (-0,7 % par an) et les dépenses en valeur progressent sur un rythme plus faible que précédemment (+ 1,6 % par an depuis 2008, contre + 2,0 % entre 2000 et 2007) ».

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Recul inédit de la consommation globale en 2012

LA consommation globale a décliné de façon inédite en 2012 : - 0,5 % par rapport à 2011 et ceci malgré une croissance démographique de près d'un demi-point correspondant à une augmentation de la population d'environ 320 000 personnes, soit en première approximation une baisse de la consommation individuelle en volume de près de 1 %, souligne FranceAgriMer. « Un tel recul de la consommation des ménages en volume n'avait jamais été enregistré, tout au moins depuis le début des années 60 ».

Les dépenses en volume liées aux transports (-4,3 %) et plus particulièrement aux achats de véhicules (-10 %), au tabac (-3,6 %), aux services de restauration (-2,4 %), à l'habillement et aux chaussures (-2,3 %), aux loisirs et à la culture (-2,1 %), aux boissons alcoolisées (-1,9 %) et à l'équipement et à l'entretien courant du logement (-1,3 %) ont été les plus affectées. À l'inverse, les ménages ont maintenu ou renforcé leur niveau de consommation en volume pour les dépenses de logement (location, chauffage, électricité) en hausse de 1,9 %, de santé (+ 2,4 %), d'éducation (+ 1,3 %) et surtout de communication (+ 10,8 %).

Les dépenses des ménages en produits alimentaires « ont plutôt bien résisté à la baisse globale puisqu'elles ont enregistré en 2012 une hausse de 0,7 % en volume », note FranceAgriMer.