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Compétitivité La Coopération viande propose moins de références pour réduire les coûts

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Coop de France productions animales propose aux grandes surfaces de distribution de discuter d’une réduction du nombre de références afin de réduire les coûts. Sans pour autant imiter le modèle allemand, il s’agirait de pouvoir rivaliser avec les industriels de ce pays qui ont « une vraie stratégie de rentrer sur le marché français ».

Resserrer l’offre, réduire le nombre de références. C’est ce que propose, d’une manière générale, Coop de France pôle animal afin de pouvoir être plus compétitif. En présentant globalement moins de références, les industriels seraient ainsi en mesure d’arrêter moins souvent les chaînes d’emballage et de mieux remplir les camions. D’où des progrès logistiques importants. Compte tenu de la faiblesse des marges dans cette activité, des progrès sur ces deux plans pourraient représenter un puissant moyen de rivaliser avec l’offre allemande. Un objectif d’autant plus urgent que les industriels d’outre-Rhin « ont une stratégie de conquête du marché français », révèle Bruno Colin, président de Coop de France Filière Bovine.

Innover quand même

Un point positif : déjà « on sent une volonté de certains (distributeurs) de travailler avec nous, affirme Hubert Garaud, président du pôle animal de l’organisation des coopératives.
Ce resserrement de l’offre française n’empêcherait pas la filière de continuer à innover, affirment les coopérateurs. Il s’agit surtout de réduire les spécificités qui ne correspondent pas vraiment à des vraies différences : les couleurs ou les hauteurs de barquettes qui varient selon les enseignes, par exemple. Autres progrès demandés : une rationalisation des commandes, avec moins de petites commandes aux fréquences importantes ; une simplification des cahiers des charges avec notamment une diminution du nombre de labels ; enfin, une meilleure information des consommateurs partagée par l’ensemble de la filière.
Autant de propositions qui n’excluent pas la permanence du débat sur la répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière viande ni le problème des charges de main-d’œuvre, nettement supérieures à celles que supportent les concurrents allemands. Mais en faisant ces propositions, Coop de France espère surtout mettre en route un processus de négociation avec la grande distribution. Un processus dont les industriels savent bien qu’il s’agit aussi d’un des grands atouts des filières viandes outre-Rhin.

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