La Société coopérative féculière de Haussimont, située dans la Marne, annonce adhérer au groupe coopératif du Nord, Tereos. À compter du 31 mars prochain, la Scaf, spécialisée dans les fécules de pomme de terre rejoindra les huit coopératives betteravières déjà adhérentes de Tereos.
TEREOS était déjà présent depuis 2011, à hauteur de 75% de la féculerie de Hausssimont aux côtés de la Société coopérative féculière de Haussimont. Le 4 mars, les deux groupes ont annoncé l'adhésion de cette dernière à la coopérative du nord, premier groupe sucrier français. Le conseil d'administration de la Scaf et le conseil de surveillance de Tereos ont donné leur feu vert à cette adhésion qui sera effective au 31 mars 2014. À cette date, Tereos détiendra 100% du capital de la féculerie et la Scaf rejoindra les huit coopératives sucrières qui forment Tereos. Elle conservera son conseil d'administration propre et son président la représentera au sein du conseil de surveillance du groupe sucrier. Elle gardera aussi la haute main sur ce qui concerne ses approvisionnements et les aspects de lobbying sur les changements réglementaires. « Cette association plus large avec un groupe international permet de donner davantage de visibilité à nos 270 adhérents et leur permet aussi de s'engager dans la durée », nous déclare Pascal Foy, président de la Scaf. Pour lui, cette opération est la suite logique de l'histoire de la féculerie. En 2007, celle-ci était menacée de fermeture, son propriétaire, le hollandais AVB, souhaitant quitter la France. Les planteurs de pommes de terre qui l'approvisionnaient se sont regroupés en coopérative et se sont associés à Sphere (industriel spécialisé dans les bioplastiques biodégradables) pour continuer l'activité. En 2011, ils se sont adossés à Tereos qui entre au capital à hauteur de 75%. « Nous étions déjà clients, et il était logique, pour diversifier nos approvisionnements, de nous engager dans la production de fécule de pomme de terre », explique Alexis Duval, président du directoire de Tereos.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Tereos n'est pas venu pour regarder passer les trains et entend participer au développement de la féculerie, explique Pascal Foy. La coopérative peut compter sur le savoir-faire du sucrier pour ne plus reposer sur des fécules natives, mais s'élargir à des produits de deuxième, voire troisième transformation ». « Ce site qui produit 60 000 tonnes de fécule a pour vocation de se développer, et nous continuerons d'y investir, car il permet de compléter notre portefeuille en termes d'amidons, tout en le diversifiant et tout en allant vers des produits toujours à plus forte valeur ajoutée », explique de son côté Alexis Duval, président du directoire de Tereos. « Nous nous sommes par ailleurs engagés sur un prix minimum de 60 euros/tonne sur deux ans auprès des planteurs de la Scaf. Cela leur donne un peu de visibilité ». Une exigence forte alors que la fin des quotas en 2012 a engendré une forte volatilité des cours. Pour Pascal Foy, cela devrait inciter des agriculteurs à rejoindre les adhérents actuels de la SCAF et permettre d'augmenter les approvisionnements en pommes de terre pour saturer les outils de la féculerie sur laquelle 5 millions d'euros ont été investis depuis 2011. « Il y a suffisamment de surfaces disponibles pour y parvenir », assure Pascal Foy.