La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole après la FNSEA, souhaite siéger au Haut conseil de la coopération agricole (HCCA). « Nous voulons siéger au sein du Haut conseil de la coopération car la coopération agricole ne joue plus son rôle. Elle est en train de développer une vision agro-industrielle, elle est en train de mettre la main sur les génériques des produits phytosanitaires, de racheter des terres dans la viticulture ou le lait. Or il faut une coopération qui reste au service des agriculteurs », a expliqué à l'AFP Bernard Lannes, son président, à l'occasion des voeux du syndicat. La HCCA compte 12 membres, dont cinq nommés par le ministère de l'Agriculture. La Coordination Rurale espère être l'un de ceux-là.
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La Coordination rurale est, avec la Confédération paysanne, un des deux grands syndicats agricoles minoritaires. Elle réclame depuis longtemps plus de pluralisme au sein du monde agricole. La loi d'avenir de l'agriculture, votée l'an dernier, va d'ailleurs leur ouvrir les portes de toutes les interprofessions. La Coordination siège déjà au sein d'Interfel (fruits et légumes), d'Interbev (viande), elle devrait bientôt intégrer Inaporc et espère « rapidement » le Cniel (lait). Mais elle continue de réclamer la fin de la « discrimination » lors des élections en cours à la Mutualité sociale agricole ou des conférences environnementales du gouvernement, auxquelles elle n'est pas conviée.