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La Cop 22, point d’orgue du « 4 pour 1 000 »

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Le projet 4 pour 1 000, lancé en décembre 2015 par Stéphane Le Foll, fait son chemin. De nouveaux signataires semblent prêts à rejoindre le mouvement qui prendra un nouveau tournant à l’occasion de la Cop 22.

« Le 4 pour 1000, c’est un discours que j’ai fait à Montpellier en 2015. J’avais trouvé cette étude de l’Inra » qui constatait le rôle positif de l’agriculture pour le stockage du carbone dans les sols, a rappelé Stéphane Le Foll en conférence de presse le 21 octobre. C’est une évidence, l’initiative 4 pour 1000 est le bébé du ministre de l’Agriculture. Et en tant que tel, il y tient. Au 1er décembre 2015, la démarche comptabilisait une centaine d’acteurs engagés. Ils sont désormais 170, dont une trentaine d’États. Parmi les nouveaux partenaires potentiels, la fondation du Prince Charles, que Stéphane Le Foll a rencontré le 26 octobre. « À son initiative », précise le ministre.

Mais le point d’orgue du 4 pour 1000 aura réellement lieu lors de la Cop22 qui se tiendra en novembre à Marrakech.

Une gouvernance, quatre collèges

Le 17 novembre au Maroc, la gouvernance du 4 pour 1000, composée de quatre collèges, sera officiellement entérinée, a annoncé Stéphane Le Foll. Le consortium, qui regroupera les États et organisations non lucratives (ONG, banques de développement…), sera chargé de fixer les orientations stratégiques. À côté, se trouvera un Forum, qui réunira tous les signataires de la démarche, y compris les entreprises. Le conseil scientifique et technique, composé de quatorze scientifiques, « issus de tous les continents », assure Stéphane Le Foll, est en cours de finalisation : 100 candidats ont été recensés. Il aura pour mission d’établir un référentiel qui définira les critères permettant d’identifier les projets finançables dans le cadre du 4 pour 1 000. Au ministère de l’Agriculture, on estime que ce référentiel sera un bon outil pour « rassurer les investisseurs » potentiels prêts à soutenir des démarches en faveur du stockage du carbone dans les sols. Ils pourront l’utiliser comme cahier des charges conditionnant leur engagement. Enfin, un secrétariat général sera nommé, sous l’égide de Paul Luu, membre du consortium CGIAR (partenariat de recherche international contre la faim dans le monde).

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De nouveaux signataires en vue

Stéphane Le Foll compte voir d’autres pays rejoindre le mouvement. Au Sial, qui se tenait du 16 au 20 octobre, « le ministre de l’Agriculture de l’Argentine m’a promis qu’il allait rejoindre l’initiative », a indiqué le ministre français. « C’est un processus dynamique », selon le cabinet du ministère qui affirme que « de nombreux contacts diplomatiques sont en cours », notamment avec la Chine, l’Inde ou le Brésil. L’Union européenne, de son côté, n’est toujours pas signataire du 4 pour 1 000. « J’espère que la Commission européenne s’inscrira dans le projet » a conclu Stéphane Le Foll.

Un référentiel définira les critères permettant d’identifier les projets finançables