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Cette distinction date de 1999. À l’époque, il s’agissait de faire entrer dans la Politique agricole commune des considérations environnementales et territoriales plus fortes.
Le directeur scientifique de l’Inra, Hervé Guyomard, ne conteste pas « sa grande utilité » d’alors. Il s’interroge en revanche sur sa nécessité aujourd’hui. « Dans le premier pilier, c’est plutôt annuel, dans le deuxième, pluriannuel. C’est obligatoire dans le premier et volontaire dans le second. Cette distinction n’est-elle pas un frein à la réalisation des objectifs que l’on assigne à la PAC ? », interroge le chercheur. Selon lui, d’une manière ou d’une autre, en présence de deux piliers, le raisonnement se fait toujours l’un contre l’autre, dans le cas d’un budget contraint.
« Les discussions qu’il y a eu la semaine dernière le prouvent ». Au final : on perd complètement de vue les objectifs que l’on vise, estime-t-il. « Je pense que dans le cours des négociations qui vont venir après, reviendra la question de, oui ou non, faut-il maintenir ses deux piliers, avec un financement total européen pour le pilier 1 et un cofinancement pour le pilier 2 par les États membres ».
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