« Encore une atteinte au pouvoir d’achat des Français », s’indignent dans un communiqué commun la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et l’Union nationale syndicale des détaillants en fruits et légumes (UNFD). En cause, un amendement déposé par le député de la Marne, Charles de Courson, visant à taxer, à partir de 2014, les sacs plastiques utilisés pour l’achat des fruits et légumes. Cette taxe, d’un montant de 500 millions d’euros par an, équivaudrait à une hausse des prix des fruits et légumes de l’ordre de 5%, chiffrent les deux organisations. La substitution de sacs biodégradables, à partir de substances amidonnées, entraînerait seulement une hausse des coûts de 2%, mais serait longue à mettre en place. « A l’heure où les Français sont inquiets sur leur pouvoir d’achat, une telle inflation sur des produits alimentaires de première nécessité serait un frein à la consommation pour les clients de nos enseignes et de nos commerces de proximité et viendrait à l’encontre de la politique de santé publique prônée par le PNNS ». Les 2 organisations rappellent, par ailleurs, que le secteur des fruits et légumes a connu cette année une crise sans précédent, avec la crise E-coli et une météo défavorable cet été. Elles en appellent à la responsabilité du Parlement pour que ce texte ne soit pas adopté. La FCD souligne par ailleurs que le secteur a déjà fait d’énormes progrès pour réduire l’utilisation des sacs plastiques distribuée en caisse, mais que pour les fruits et légumes, il est difficile de supprimer les sacs, sauf à pré-emballer ces produits, ce que le consommateur n’est pas prêt à accepter. Le projet qui a déjà été refusé une première fois par l’Assemblée nationale sera discuté, de nouveau, en séance, le 29 ou 30 novembre.
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