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La dynamique des vins blancs de Loire aux États-Unis devrait se poursuivre

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L’exportation des vins blancs de Loire aux États-Unis a doublé en volume en dix ans et triplé en valeur, et cette dynamique devrait se poursuivre, a indiqué l’interprofession des vins ligériens InterLoire, le 12 février, au Wine Paris.

Les exportations de vins blancs du Val de Loire sont passées de 42 600 hectolitres en 2008 à 86 000 en 2018, et de 26 M€ à 67. Ces bons résultats capitalisés ces dernières années s’expliquent d’une part en raison de la forte augmentation de la consommation de vin outre-Atlantique (les États-Unis sont depuis peu le premier pays consommateur au monde, avec une augmentation de 1,1 % par an). Et d’autre part du fait de la popularité des cépages sauvignon (typique du Sancerrois) et chenin (typique du vin d’Anjou et de Touraine), a précisé Valérie Gérard, directrice du bureau de l’agence française Sopexa à New-York. De plus, les Américains amateurs de vins, notamment les jeunes adultes new-yorkais sont à la recherche de cépages rares comme le grolleau (cépage de vin rouge) et de vins de producteurs originaux, a témoigné Arnaud Tronche, un sommelier français propriétaire du restaurant Racines à New-York.

La consommation de vin devient « casual » (décontractée) à New-York

L’expansion est appelée à continuer. Le Val de Loire est le vignoble qui connaîtra la plus forte évolution de la demande américaine les deux prochaines années, d’après le dernier « wine trade monitor », enquête que réalise chaque année Sopexa, auprès des cavistes, restaurateurs et distributeurs dans six pays consommateurs de vin du monde. Les vins blancs ligériens sont aromatiques et peu chargés en alcool, ce qui permet d’en boire un peu tous les jours. « La consommation de vin est en train de se démocratiser et de devenir “casual” (décontractée), à New-York, c’est-à-dire qu’elle entre dans la vie de tous les jours », a ajouté Valérie Gérard. Le vin de Loire est moins bu qu’avant comme un apéritif, mais comme un vin que l’on boit en mangeant, « ce qui appelle souvent la demande d’un second verre », a signalé Jean-Martin Dutour, président d’InterLoire. « Nous avons la faiblesse de penser que ce qui se passe aux États-Unis se produira aussi ailleurs dans le monde », a-t-il conclu.

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Le vin est davantage bu avec les repas, ce qui appelle le second verre

Aux États-Unis, pas de contrainte pour la communication sur les vins et spiritueux

Aux États-Unis la communication sur les boissons alcoolisées n’est pas contrainte, a rappelé Valérie Gérard. « C’est beaucoup plus simple qu’en France. La presse et la publicité ne sont pas contraintes par des obligations du type “à consommer avec modération” ». En revanche les circuits logistiques sont très réglementés, avec une obligation, pour un producteur ou un exportateur, de passer par un grossiste agréé, qui lui-même distribue aux cavistes et restaurateurs, et parfois aux GMS. Dans l’État de New-York, les vins et spiritueux peuvent être vendus aux particuliers par des cavistes et des restaurateurs, mais pas par des GMS.